Les cantons prêts à soutenir la nouvelle Crossair

Bientôt le bout du tunnel pour la nouvelle Crossair? Keystone Archive

Genève et les deux Bâles sont prêts à soutenir la future Crossair. Une bonne nouvelle au moment où des négociations cruciales sont menées à huis clos.

Ce contenu a été publié le 18 octobre 2001 - 20:10

Et de son côté, le canton Zurich veut bien entrer en matière pour une éventuelle participation financière.

Cela dit, personne n'a articulé jeudi de somme précise. Comme si, chacun se donnait le temps et la possibilité d'observer l'attitude des autres partenaires.

Mais ce qui compte, c'est que cette annonce tombe à pic. Elle remplit une des conditions nécessaires à la participation financière de la Confédération.

Par contre, ces cantons ont fait comprendre que le sauvetage de la compagnie aérienne nationale ne devait pas se limiter à la plaque tournante de Zurich

Les négociations continuent

Parallèlement, les négociations entre la Confédération et l'économie semblent avancer de manière positive. «Le financement d'une nouvelle compagnie aérienne est du domaine du possible» a affirmé, jeudi, Daniel Eckman, chef de la communication au Département fédéral des finances. Toutefois, l'issue de ces négociations ne sera pas connue avant lundi.

Tout le monde s'accorde sur un point: trouver une solution fiable. C'est ce à quoi s'attèlent les négociateurs que sont les Conseillers fédéraux Moritz Leuenberger, Pascal Couchepin, Kaspar Villiger, le Conseiller d'Etat zurichois Ruedi Jecker et de «nombreux» représentants de l'économie suisse.

Le Conseil fédéral a d'ailleurs tenu jeudi une séance spéciale consacrée à Swissair et Crossair pour analyser les résultats des discussions de la journée avec les milieux économiques.

Discrétion avant tout

En revanche, le propre d'une négociation étant d'aboutir à une solution positive, la discrétion demeure de mise.

La seule information qui a filtré concerne l'option qui sera probablement retenue: celle dite «Full Scale» ou Plan Phoenix plus, prévoyant 26 long-courrier et 26 moyen-courriers.

Pour l'heure, donc, c'est le silence radio total. Aussi bien sur le nom des entreprises intéressées que sur les montants d'argent qui seraient promis. Un secret gardé volontairement pour ne pas faire capoter ces négociations.

Le seul montant articulé lors de cette journée est celui de un milliard de francs. Un chiffre estimé par le Conseil fédéral pour assurer la poursuite des vols intercontinentaux jusqu'en mars 2002. Alors que l'on articulait jusqu'à présent 1,7 milliards de francs.

Flou prévisionnel

Cette journée de négociation a également permis de tirer les premières conclusions de l'expertise indépendante du fameux «business plan» de la nouvelle Crossair. Mais la encore, aucun détail n'a filtré.

Pourtant, c'est probablement sur ce point que les discussions risquent de bloquer. Pour mémoire, l'envol de la nouvelle Crossair nécessite, selon ce plan, 4 milliards de francs, dont un fond propre en capital de 800 millions à 1,5 milliards de francs.

Credit Suisse Group et UBS verseront en tout, 1,4 milliard de francs. Le reste viendra, normalement, de la Confédération, de l'économie et des Cantons.

Or, les frais de lancement, ou crédit de transformations ( Peinture des avions, changement de logo, opérations publicitaires, réorganisation du réseau) ne sont pas clairement définis dans ce plan.

Il semble en effet que seuls 500 millions de francs ( venant des banques) couvrirait actuellement ces frais de lancement. Alors que l'on articule déjà le chiffre de un milliard au sein de l'administration Crossair.

Ce qui risque bien de faire grimper la somme réelle nécessaire au bon décollage de la future compagnie.

Jean-Louis Thomas

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