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L'élection présidentielle en France, qui oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron, tous deux à l'image, représente un véritable choix d'orientation, estime Deloitte. Dans le meilleur des cas, il y a encore en France l'espoir d'un miracle économique, observe le cabinet de conseils (archives).

KEYSTONE/AP AFP POOL/ERIC FEFERBERG

(sda-ats)

En dépit d'incertitudes politiques croissantes, les directeurs financiers des entreprises suisses demeurent en majorité optimistes quant à l'évolution de la conjoncture ces douze prochains mois. Pas moins de 65% d'entre eux tablent sur des perspectives favorables.

L'enquête effectuée auprès de plus de 100 directeurs financiers durant le premier trimestre 2017 vient confirmer la tendance à une amélioration continue des attentes conjoncturelles depuis le plus bas observé en janvier 2015, écrit vendredi le cabinet Deloitte. L'optimisme traduit essentiellement les prévisions économiques favorables pour les Etats-Unis, la Chine et l'Union européenne (UE).

Etonnamment, le sentiment positif des responsables financiers observé depuis plusieurs mois n'est que marginalement influencé par les incertitudes politiques, quand bien même ces dernières ont augmenté depuis l'an dernier. A ce titre, Deloitte mentionne notamment les issues surprenantes de l'élection présidentielle américaine et du référendum britannique sur la sortie de l'UE.

Des facteurs d'instabilité externes qui demeurent bien présents, 59% des chefs des finances interrogés jugeant élevé le niveau des incertitudes dans les domaines économique et financier. Au trimestre précédent, cette proportion s'était établie à 58%.

Devoirs accomplis

Parmi les risques internes et externes pesant sur les entreprises, les argentiers continuent de citer les dangers politiques ainsi que la vigueur du franc comme les deux plus grands défis. Sur la période sous revue, la pression sur les prix et les marges s'est visiblement renforcée, ce facteur passant de la 7e à la 3e place.

De l'avis du cabinet de conseils, ce regain d'optimisme dans un contexte de grande incertitude, qui peut apparaître contradictoire, s'explique par le fait que les entreprises suisses ont accompli leurs devoirs depuis l'abandon par la Banque nationale suisse (BNS) à mi-janvier 2015 du taux plancher liant franc et euro. Celles-ci ont gagné en flexibilité en vue de répondre à un environnement difficile.

L'économie helvétique n'en demeure pas moins fragile, celle-ci pouvant être très affectée par un bouleversement de la configuration des échanges internationaux. Parmi les six plus importants partenaires économiques de la Suisse, à savoir l'Allemagne, les Etats-Unis, la France, l'Italie, la Grande-Bretagne et la Chine, le potentiel d'incertitudes le plus élevé concerne le pays de l'oncle Sam, devant la France et la Grande-Bretagne.

Choix d'orientation en France

Evoquant l'élection présidentielle française, Deloitte note que son issue, qui sera connue dimanche soir, est attendue avec une certaine tension. Quoi qu'il en soit, les perspectives devraient rester bonnes pour les entreprises suisses, tant que la politique n'entrave pas activement le déploiement économique.

L'élection présidentielle outre-Jura représente un véritable choix d'orientation. "Dans le meilleur des cas, il y a encore en France l'espoir d'un miracle économique. Dans le pire des cas, l'Europe va se trouver face à un grand défi qui pourrait causer sa chuter", conclut Deloitte.

ATS