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Thomas Jordan a défendu la pertinence des taux d'intérêt négatifs (archives).

KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

(sda-ats)

L'introduction de taux d'intérêt négatifs a eu moins d'impact que prévu pour les banques suisses, estime le président de la Banque nationale suisse (BNS) Thomas Jordan. Ce dernier rappelle par ailleurs que le franc est toujours surévalué.

Dans ce contexte, les taux d'intérêt négatifs restent un instrument indispensable pour soulager la pression sur le franc et garantir la stabilité des prix, a déclaré jeudi Thomas Jordan à l'occasion de la 2e édition du Private Banking Day à Zurich, organisé par l'Association de banques suisses de gestion (ABG) et l'Association de banques privées suisses (ABPS).

Lors d'un podium de discussion, des représentants du secteur bancaire ont toutefois critiqué les taux négatifs, qui entraîneraient un manque à gagner de 1,5 milliard de francs par an. Pour défendre la pertinence de cet instrument, introduit en janvier 2015, le président de la BNS a souligné que la marge d'intérêt des banques et les prix de l'immobilier s'étaient stabilisés.

Thomas Jordan a également noté que certaines personnes sont toujours prêtes à acheter du franc, même en payant des taux négatifs. La BNS est par ailleurs toujours disposée à intervenir sur le marché des changes pour réduire la pression sur la devise.

Malgré les effets difficiles des taux d'intérêt négatifs, les banques privées se disent toutefois conscientes que la Suisse n'est pas totalement libre dans ce domaine et qu'elle doit tenir compte de décisions prises au niveau international par d'autres banques centrales.

La Suisse doit s'adapter

Pour continuer sur la voie du succès, la Suisse doit ainsi poursuivre sa politique ciblée d'adaptation aux standards internationaux, participer activement aux réseaux internationaux de décision et profiter des opportunités consécutives au Brexit, a déclaré dans son discours Boris Collardi, président de l'ABG et directeur général de Julius Baer. "Il s'agit également d'optimiser les conditions cadre économiques et politiques".

A ce titre, le conseiller fédéral en charge des finances Ueli Maurer, également présent au Private Banking Day, a plaidé pour un allégement des coûts liés à la réglementation. Estimant que le problème de la force du franc ne va pas s'améliorer avant un certain temps, il considère que ces coûts pourraient être considérablement réduits à condition de trouver une majorité politique.

Globalement, le conseiller fédéral voit de bonnes perspectives pour la place financière suisse, qui incarne les valeurs helvétiques telles que le savoir-faire ou la précision. "A l'étranger, j'entends toujours à quel point la réputation des banques suisses est bonne", a-t-il souligné.

La Suisse garde le contact avec la Grande-Bretagne, qui reste, en dehors de l'Union européenne, l'un de ses plus importants partenaires, a encore assuré le chef du Département fédéral des finances (DFF). Il se dit "prudemment optimiste" concernant les relations avec les Etats-Unis et souligne que la Suisse trouve actuellement des "portes ouvertes" en Asie, même s'il met en garde contre une culture différente, pas accessible à tout le monde.

Accès au marché

La situation devrait toutefois rester difficile pour le secteur financier dans la zone euro, qui devrait plutôt stagner dans les années à venir. La Suisse tente prioritairement d'obtenir un accès aux marchés étrangers, "mais ce n'est pas du gâteau", a par ailleurs relevé M. Maurer.

Le président de l'ABPS Yves Mirabaud a salué le discours du conseiller fédéral, en réitérant au passage l'importance de l'accès au marché. "Les banques pourraient ainsi servir les clients sur leur lieu de résidence au lieu de devoir les attendre passivement en Suisse", a-t-il relevé.

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ATS