Marché chinois convoité au salon automobile de Shanghai

Le salon automobile de Shanghai a ouvert ses portes lundi. L'événement offre une vitrine aux grands constructeurs pour qui la Chine, premier marché mondial, reste cruciale en dépit d'un ralentissement marqué des ventes de voitures dans le pays.

En marge de cette gigantesque manifestation, organisée alternativement à Pékin et à Shanghai, les professionnels se montraient prudemment optimistes. Le salon automobile de Shanghai draine chaque année des centaines de milliers de visiteurs.

"C'est toujours un marché incroyable! Il ne s'accroîtra plus aussi vite qu'auparavant, mais il continue d'enregistrer une croissance plus robuste que n'importe quel autre marché automobile majeur dans le monde", a insisté Jochem Heizmann, patron de Volkswagen Chine.

Plus faible croissance depuis 25 ans

Pour ce responsable du groupe allemand, l'essoufflement constaté traduit simplement le changement de braquet de la deuxième économie mondiale, la "nouvelle normalité" du rééquilibrage voulu par Pékin.

Après un bond de 14% en 2013, les ventes automobiles en Chine ont progressé de seulement 6,9% l'an dernier, à 23,5 millions de véhicules. Au premier trimestre 2015, elles n'ont crû que de 3,9% en glissement annuel.

A l'unisson d'une conjoncture économique maussade: le géant asiatique est en passe d'enregistrer sa plus faible croissance depuis 25 ans. Autre élément pénalisant: une série de grandes métropoles, comme justement Shanghai, a établi des quotas stricts d'immatriculations pour endiguer pollution et embouteillages.

Capacités de production en hausse

De quoi compliquer la tâche des constructeurs, qui ne cessent d'augmenter leurs capacités de production dans le pays. Ils doivent désormais adapter leurs stratégies de vente.

"Cela ne nous surprend pas et ne nous effraie pas", a observé à Shanghai le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Carlos Tavares, évoquant un environnement "plus compétitif".

Les constructeurs étrangers, alliés à leurs partenaires locaux, se taillent la part du lion dans le pays, où les marques strictement chinoises ne représentent encore qu'un gros tiers du marché. Mais celles-ci ont vu leurs parts de marché se renforcer nettement au premier trimestre, a souligné M. Tavares.

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