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Pékin échoue à bloquer une réunion à l'ONU sur la Corée du Nord

La Corée du Nord est dans le collimateur de l'ONU en raison de la nucléarisation de son armée, mais aussi de graves violations de droits humains (archives). KEYSTONE/AP/WONG MAYE-E sda-ats
Ce contenu a été publié le 09 décembre 2016 - 17:45
(Keystone-ATS)

La Chine n'est pas parvenue à bloquer la tenue d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur les droits de l'homme en Corée du Nord. La réunion de vendredi intervient quelques jours après le renforcement des sanctions internationales contre Pyongyang.

Soutenu par l'Angola, l'Egypte, la Russie et le Venezuela, Pékin a voté pour une annulation de la réunion, mais neuf autres pays, dont le Royaume-Uni, la France et les Etats-Unis, leur ont fait barrage. Le Sénégal s'est abstenu.

C'était la troisième tentative de Pékin pour empêcher cette réunion. Elle se tient chaque année depuis qu'une commission d'enquête onusienne a accusé Pyongyang en 2014 de commettre des atrocités sans pareil dans le monde moderne.

L'ambassadeur de Chine Liu Jieyi a estimé que le Conseil de sécurité devrait plutôt se concentrer sur les menaces pesant sur la paix et la sécurité internationale. Il a ajouté que la situation des droits de l'homme en Corée du Nord ne devrait pas être considérée comme une menace.

Preuves de torture et de famine

"Le Conseil de sécurité n'est pas un forum pour discuter des problèmes de droits de l'homme et encore moins pour une politisation des problèmes de droits de l'homme", a-t-il dit. Cette discussion est "néfaste, sans aucun bénéfice quelconque", a-t-il poursuivi.

Seule alliée et partenaire commercial de Pyongyang, la Chine répète à l'envi que la communauté internationale ferait mieux de se focaliser sur des pourparlers pour dénucléariser la Corée du Nord.

La commission d'enquête de l'ONU a recensé entre 80'000 et 120'000 détenus dans les camps nord-coréens, et trouvé des preuves irréfutables de torture, d'exécutions et de famine en Corée du Nord. Elle avait demandé que le Conseil "examine la recommandation" de l'Assemblée générale de l'ONU de saisir la Cour pénale internationale (CPI) des crimes contre l'humanité commis par le régime communiste.

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