Affaire Nef: le Conseil fédéral ne savait pas
Le ministre de la Défense Samuel Schmid n'avait pas informé les autres membres du gouvernement qu'une plainte pénale était pendante contre le chef de l'armée Roland Nef au moment de sa nomination.
Quand Roland Nef est entré en fonction, en janvier 2008, la procédure pénale pour violence domestique avait été classée. Son ex-compagne, qui avait déposé cette plainte à fin 2006, l’a en effet retirée à l’automne 2007.
Pour cette raison, Samuel Schmid a considéré qu’il n’était pas nécessaire d’avertir ses collègues du gouvernement de cette plainte lorsque la nomination de Roland Nef a été approuvée, en juin 2007. C’est ce qu’a précisé lundi un porte-parole du Département fédéral de la défense (DDPS). Samuel Schmid s’expliquera néanmoins devant le Conseil fédéral (gouvernement) lors de sa séance du 20 août.
L’existence d’une plainte pénale à l’encontre du chef de l’armée a été révélée dimanche par le journal dominical alémanique «SonntagsZeitung».
La polémique autour de la nomination de Roland Nef éclate à un moment où le ministre de la Défense et l’armée sont sous le feu des critiques. Outre le drame de la Kander, Samuel Schmid a récemment dû assumer un nouveau positionnement politique au sein du parti bourgeois démocratique, formation dissidente de l’Union démocratique du centre (UDC, droite nationaliste) à laquelle il appartenait initialement.
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