L’UDC veut éviter un nouveau cas Widmer-Schlumpf
A l'occasion de son assemblée des délégués, l'Union démocratique du centre (UDC, droite nationaliste) a modifié ses statuts et donné ses mots d'ordre en vue des prochaines votations le 30 novembre.
L’UDC veut à tout prix éviter une deuxième affaire Widmer-Schlumpf. Sans surprise, ses délégués réunis samedi dans le canton d’Argovie, ont adopté une sorte de «Lex Widmer-Schlumpf». Il s’agit en réalité d’une modification des statuts qui permet d’exclure «automatiquement» du parti une personne qui accepterait son élection au Conseil fédéral sans avoir été proposée par le groupe parlementaire.
Pour mémoire, l’UDC avait dû procéder à l’exclusion de l’ensemble de sa section grisonne pour bouter hors de ses rangs la nouvelle ministre Eveline Widmer-Schlumpf, qui avait accepté son élection aux dépens du leader du parti Christoph Blocher le 12 décembre dernier.
Celle-ci a rejoint le Parti bourgeois démocrate (PBD), tout comme son homologue Samuel Schmid, vivement mis en cause au cours de l’assemblée. Le président de l’UDC Toni Brunner a ainsi accusé le ministre de la Défense – critiqué pour sa gestion de l’affaire Nef et désavoué lors du vote sur le programme d’armement 2008 – de «fuir devant les responsabilités».
L’UDC a par ailleurs donné ses consignes de vote pour les votations du 30 novembre. Elle refuse la nouvelle loi sur les stupéfiants, l’initiative «pour une politique raisonnable en matière de chanvre» et l’initiative «pour un âge de l’AVS flexible». Elle recommande par contre d’accepter l’initiative «pour l’imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine» et celle sur le droit de recours des organisations.
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