Le chef de l’armée pense à haute voix
Confrontée aux velléités d’épargne de la Confédération, en crise de sens, l’armée suisse réfléchit sur soi. Dans le Tages Anzeiger, son chef André Blattmann envisage de nouvelles manières de servir…
«En Europe aussi peuvent survenir des situations impensables aujourd’hui, estime André Blattmann. (…) Pensez seulement à la situation économique grecque. Soudain, un pays de l’UE est à deux pas de la banqueroute», note-t-il pour donner une idée du type de dangers susceptibles de guetter la Suisse.
S’y ajoute des situations où l’armée devrait protéger des infrastructures. Les migrations liées au climat pourraient elles aussi exiger l’engagement des militaires, estime André Blattmann. En clair, la Suisse a besoin d’une armée qui contribue à sa sécurité et le prochain rapport sur la politique de sécurité détaillera les scénarios en question.
Le prochain rapport sur l’armée dira comment les soldats-citoyens pourraient être amenés à servir à l’avenir. Selon André Blattmann, la durée de l’école de recrue (entre 18 et 21 semaines) pourrait augmenter et celle des cours de répétitions (de 6 à 7 cours annuels de 3 semaines) diminuer. Des écoles de recrues sous forme de modules sont aussi possibles.
Le chef de l’armée évoque en outre des cours de répétition sous la forme de piquet. L’employeur de chaque soldat devrait s’assurer que sur une période précisée de trois semaines par an, ce dernier puisse être mis à disposition de l’armée et appelé à son service au cas où la situation l’exigerait.
swissinfo.ch et les agences
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.