Le Sommet de Montreux sous bonne garde
Le Parlement a accepté mercredi de mobiliser jusqu'à 6500 soldats pour assurer la sécurité du Sommet de la Francophonie qui se tiendra du 20 au 24 octobre à Montreux. Le ministre de la Défense a assuré que ce chiffre serait corrigé vers le bas.
Après la Chambre haute du Parlement, la Chambre basse a à son tour donné le feu vert pour la mobilisation de l’armée lors du Sommet de la Francophonie. Jusqu’à 6500 militaires pourront être affectés à des tâches de protection, mais le ministre de la Défense a assuré que ce chiffre sera corrigé vers le bas. Il sera fait appel à 5700 militaires et 5200 participeront, dont 4500 en service effectif, a précisé Ueli Maurer.
La moitié sera engagée dans la protection du service aérien, notamment les aéroports et les sites d’atterrissage des hélicoptères qui transporteront les délégations. Les autres seront occupés dans les domaines de la protection des bâtiments et des personnes, ainsi que de la logistique.
La gauche a échoué, par 99 voix contre 50, dans sa tentative de réduire à 3500 le contingent disponible et de davantage responsabiliser les cantons dans cette tâche. Le ministre de la Défense a affirmé qu’une telle réduction d’effectifs au dernier moment pourrait compromettre la sécurité du Sommet. Il a souligné que les organisateurs n’ont eu que peu de temps pour se préparer et mettre davantage de policiers à disposition, la Suisse ayant remplacé au pied levé Madagascar en raison de la crise politique qui règne dans la Grande île.
Les surcoûts de l’envoi de soldats sur les rives du lac Léman par rapport au budget de leur cours de répétition normal sont estimés à 4 millions de francs. Les moyens ont déjà été libérés dans le cadre du crédit global pour l’organisation du Sommet de la francophonie. Les Chambres fédérales ont limité les frais à 30 millions de francs en tout, soit cinq millions de moins que ce que demandait le gouvernement.
swissinfo.ch et les agences
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