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Les armes à sous-munitions bientôt à la casse

L'armée suisse ne disposera bientôt plus d'armes à sous-munitions. Après la ratification par le gouvernement d'un traité international visant à interdire ces engins, le Parlement a reconnu que leur utilisation en Suisse est plus qu'improbable.

«La probabilité de devoir utiliser des armes à sous-munitions est très faible. En effet, la situation géopolitique actuelle rend très improbable le risque d’un conflit où l’armée suisse serait menacée par des concentrations de blindés», a déclaré mardi le député socialiste Jean-Charles Rielle, au nom de la commission.

Suivant cet avis, le conseil national (chambre basse) a suivi le Conseil des Etats et a adopté à cinq contre trois deux motions réclamant que la Suisse signe la Convention de Dublin sur l’interdiction des armes à sous-munitions, ce qui a été fait le 3 décembre. La mise en oeuvre de ce traité implique l’interdiction de ces armes mais aussi la destruction des stocks dans les huit ans ainsi qu’une assistance aux victimes.

Le Conseil fédéral précisera dans un message sa démarche et les conséquences pour l’armée suisse, a indiqué la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey. Les forces militaires helvégiques disposent actuellement de quelque 200’000 systèmes de sous-munitions.

Ces armes sont constituées d’un conteneur (missile, roquette ou obus) à l’intérieur duquel se trouvent de nombreuses mini-bombes. Le conteneur s’ouvre en l’air et éjecte les sous-munitions, qui explosent au sol. Mais certaines n’éclatent pas, restent sur le terrain et peuvent alors être déclenchées au moindre contact, mettant ainsi en danger les populations civiles.

Seule l’Union démocratique du centre (UDC / droite nationaliste) s’est opposée à la destruction des armes à sous-munitions dont dispose l’armée et qui «constituent l’épine dorsale de notre artillerie», a affirmé le député

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