Philippines: l’ultimatum d’Abou Sayyaf est échu
Le groupe islamiste Abou Sayyaf, qui détient trois otages du CICR, dont un Suisse, avait annoncé qu'il exécuterait un otage mardi à 14h00 (07h00 suisses) si l'armée ne leur cédait pas le contrôle de l'île de Jolo.
Lundi soir, le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Jakob Kellenberger a lancé un nouvel appel aux islamistes pour qu’ils relâchent les trois collaborateurs détenus depuis le 15 janvier dernier. «Franchement, nous sommes découragés par ces nouvelles demandes qui nous ont été données tard dans la nuit et qui sont physiquement impossibles à remplir», a-t-il déclaré à propos des revendications formulées par Abou Sayyaf.
«Nous prenons les menaces très au sérieux, mais nous gardons espoir», a renchéri à Genève le porte-parole du CICR Florian Westphal. «La situation est très difficile. On va tout essayer», a-t-il ajouté, en faisant état de contacts directs avec les autorités philippines. Selon lui, Jakob Kellenberger est personnellement impliqué dans la gestion de cette crise.
L’armée philippine avait accepté ce week-end de retirer près de 1500 membres des forces de sécurité de 15 kilomètres dans un secteur de jungle sur l’île de Jolo. Un couloir humanitaire devait être également aménagé pour permettre la libération d’un des otages promise par les rebelles.
Le délégué suisse du CICR Andreas Notter et ses deux collègues, la Philippine Mary Jean Lacaba et l’Italien Eugenio Vagni, ont été enlevés sur l’île de Jolo alors qu’ils visitaient une prison.
swissinfo et les agences
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