Alerte enlèvement: les sénateurs pressent le pas
Les sénateurs ont tapé du poing sur la table quelques jours après le meurtre d'une jeune fille de 16 ans. A une écrasante majorité, ils ont demandé jeudi au gouvernement d'introduire au plus vite une alerte en cas d'enlèvement d'enfants.
Pour la Chambre haute du parlement, il n’est pas question d’attendre fin 2010 et un rapport d’expert sur la question. Par 38 voix contre 1, ils exigent du Conseil fédéral (gouvernement) qu’il élabore si possible cette année encore une convention pour introduire une alerte enlèvement au niveau suisse.
La ministre de la justice Eveline Widmer-Schlumpf a reconnu que les travaux ne vont pas assez vite. Mais elle a refusé, au nom de la répartition des compétences entre cantons et Confédération, de prendre le dossier en mains, les tâches de police étant du ressort des cantons.
Elle a également souligné qu’un système d’alerte n’aurait pas permis de sauver la jeune Lucie, retrouvée morte dimanche au domicile d’un homme de 25 ans qui a avoué son crime.
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