Drogue: éviter la réapparition de scènes ouvertes
A six semaines des votations du 30 novembre, le comité interpartis «oui à la loi fédérale sur les stupéfiants» a lancé sa campagne. Pour lui, la politique appliquée par la Suisse en matière de drogue a fait ses preuves.
«Dans les années 1990, la politique de la drogue était un des soucis majeurs des Suisses, qui étaient alors confrontés aux images de détresse des scènes ouvertes de la toxicomanie telles le Platzspitz ou le Letten. Aujourd’hui, ce sujet ne préoccupe quasiment plus la population», a souligné la députée socialiste Jacqueline Fehr lundi lors d’une conférence de presse.
Fort de cet avis, un comité réunissant le parti socialiste, les Verts et les Verts libéraux, le parti radical (PRD, droite), le parti démocrate-chrétien (PDC, centre droit) et le parti évangélique veut ancrer les quatre piliers de la politique suisse de la drogue (prévention, thérapie, réduction des risques et répression) dans la loi.
La révision de la loi sur les stupéfiants intègre par ailleurs la prescription médicale d’héroïne. Laquelle a permis, selon le comité interpartis, de diminuer le nombre de morts – qui a passé de plus de 400 au début des années 90 à 152 en 2007 – et la petite criminalité en Suisse.
Du côté des opposants, l’Union démocratique du centre (UDC, droite nationaliste) et l’Union démocratique fédérale (UDF, droite religieuse) craignent une banalisation de la consommation de drogue. Pour eux, il faut miser sur l’abstinence et la répression.
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