Le PS présente ses solutions au sauvetage d’UBS
Le Parti socialiste ne veut pas du plan de sauvetage dévoilé jeudi par le gouvernement. Il riposte par un contre-projet qui prévoit deux variantes: l'une passe par une recapitalisation d'UBS, l'autre par une amélioration minimale.
Concrètement, le scénario proposé par le PS prévoit que la Confédération et les cantons fondent une société d’investissement, détenue pour un tiers par la première et à deux tiers par les seconds, une répartition qui correspond à la distribution des bénéfices de la banque nationale. La société serait de droit suisse et non basée aux îles Caïman.
Contrairement au gouvernement, le PS ne veut pas d’un prêt, mais réclame une véritable prise de participation. UBS sera recapitalisée par les pouvoirs publics, d’une part par l’emprunt à conversion forcée de 6 milliards de francs octroyé par la Confédération, d’autre part, par une augmentation de capital à hauteur du montant dont dispose la société d’investissement.
En échange, la société doit recevoir une part correspondante d’actions UBS. Elle reprend également une part des actifs toxiques.
Si la recapitalisation constitue pour le PS la véritable alternative, le parti prévoit aussi un second scénario, qui constitue une amélioration minimale de la solution proposée par les pouvoirs publics. Pour éviter que les bénéfices ne soient privatisés et les pertes socialisées, le PS veut que les pertes de la société de portage soient entièrement couvertes par des actions UBS.
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