Les députés défendent l’industrie d’armement
La Chambre basse du parlement a rejeté jeudi l'initiative populaire visant à interdire l'exportation du matériel de guerre. Pour la majorité de droite, il n'est pas question de sacrifier l'industrie de l'armement et ses emplois sur l'autel de la promotion de la paix.
La gauche s’est retrouvée seule à soutenir l’initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA). Selon les parlementaires socialistes et verts, la Suisse mène une politique totalement incohérente en s’engageant d’un côté pour résoudre des conflits et de l’autre en livrant des armes à des pays tels que le Pakistan, l’Inde, l’Arabie Saoudite, l’Egypte ou Israël.
Pour la droite, il est exclu de mettre l’économie et la sécurité de la Suisse en péril. Avec cette interdiction, l’industrie suisse de l’armement devrait mettre la clé sous le paillasson et entre 5000 à 10’000 emplois passeraient à la trappe, selon les députés de droite. Les cantons les plus touchés seraient Berne, Lucerne, Nidwald, Thurgovie et Zurich.
Les partis bourgeois et le gouvernement ne croient pas aux recettes de reconversion de l’initiative. Le texte prône une intervention de la Confédération pendant dix ans en faveur des régions et des travailleurs frappés par les interdictions. Il en coûterait plus de 500 millions de francs, selon le gouvernement.
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