Petite enfance: la Suisse mauvaise élève
La Suisse ne consacre que 20% des investissements recommandés à l'éducation de la petite enfance, alors que le lien entre cette prise en charge et les résultats scolaires est avéré. La Commission suisse pour l'UNESCO recommande de passer d'une logique de garde à une logique de stimulation.
Parmi les 25 pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), seul le Portugal consacre encore moins d’argent que la Suisse à l’accueil extrafamilial et aux familles. Estimés à près d’un milliard de francs, les investissements ne représentent que 0,2% du PIB en Suisse, soit quatre fois moins que la Norvège et deux fois moins que l’Allemagne.
L’analyse des services à la petite enfance menée par l’UNICEF, l’agence des Nations unies pour l’enfance montre que les pays scandinaves et la France occupent les premières places. L’Australie, le Canada, l’Irlande et la Suisse arrivent en queue de classement, indique un communiqué de la Commission suisse de l’UNESCO ce vendredi.
L’UNESCO estime qu’un bon système d’accueil préscolaire permet gommer les inégalités sociales, de lutter contre la dénatalité et d’éviter des dépenses ultérieures. Ce lien entre la prise en charge de la petite enfance et les résultats scolaires est confirmé par l’étude internationale PISA des performances scolaires.
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