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Réformes politiques exigées après la grève des femmes

Les parlementaires sont sorties sur la Place fédérale à Berne pour la grève des femmes (au centre gauche: la présidente du Conseil national Marina Carobbio Guscetti, au milieu la conseillère fédérale Viola Amherd et à droite la conseillère nationale PLR Isabelle Moret). © Keystone / Peter Klaunzer

Les politiciennes suisses se mobilisent pour concrétiser les revendications exprimées lors de la grève des femmes de vendredi dernier. Des parlementaires de gauche comme de droite ont déposé une série d’interventions.

Ce contenu a été publié le 18 juin 2019 - 17:56

Les centaines de milliers de femmes qui sont descendues dans la rue à travers toute la Suisse vendredi dernier l’ont clamé haut et fort: cette grève n’est que le début d’une mobilisation sur le long terme pour faire évoluer les lois, les habitudes et les mentalités. Les politiciennes de gauche et de droite ont décidé d’agir pour concrétiser les revendications de la grève des femmes: elles ont déposé toute une série d’interventions au parlement. En voici une sélection:

Seules 33% des membres du Conseil national sont des femmes. © Keystone / Alessandro Della Valle
  • Violences sexuelles: six interpellations ont été déposées la semaine dernière par des élues de tous les partis (à l’exception de de l’UDC / droite conservatrice), choquées par l’enquête d’Amnesty international révélant qu’une femme sur cinq avait été victime d’agression sexuelle en Suisse. Les parlementaires souhaitent que le gouvernement prenne des mesures pour prévenir et lutter contre ces violences ainsi que pour aider les victimes. Elles demandent également que le manque de consentement figure au centre de la définition juridique du viol.
  • Représentation politique: le groupe des Verts a déposé une initiative parlementaire pour obliger tous les partis à présenter des listes électorales paritaires. Les écologistes avaient déjà tenté en 2017 d’imposer au minimum un tiers de femmes et un tiers d’hommes sur les listes des candidats au Conseil national (Chambre basse). L’initiative avait été balayée par le parlement, la majorité préférant laisser aux partis la liberté de promouvoir les femmes à leur manière.
  • Monde du travail: la libérale-radicale Isabelle Moret (PLR / droite libérale) se préoccupe de la réinsertion professionnelle des femmes qui ont cessé de travailler pour des raisons familiales. Elle demande via un postulat que le gouvernement établisse un rapport sur les besoins et les offres dans ce domaine.
  • Finances: la verte Aline Trede réclame un changement législatif pour que les femmes ne soient plus désavantagées financièrement. Sa motion propose au gouvernement d’agir par exemple sur les coûts liés à la maternité ainsi que sur les caisses de pension.
  • Visibilité: créer un Musée national des femmes, c’est ce que demande l’élue du Parti évangélique Marianne Streiff-Feller. Dans une motion, elle propose au gouvernement d’élaborer un concept permettant de mettre en valeur l’histoire des femmes en Suisse.
Seules 15% des membres du Conseil des États sont des femmes. Keystone / Anthony Anex

Au total, sept interventions ont été déposées le jour de la grève des femmes et d’autres devraient suivre ces prochaines semaines. 

La présidente du Conseil national, Marina Carobbio Guscetti, a collaboré cette année avec de nombreuses politiciennes pour lancer plusieurs projets visant une hausse de la représentation des femmes au sein des institutions politiques. Une nouvelle page internet a notamment vu le jour sur le site du parlement.

Les deux chambres, qui comptent une écrasante majorité d’hommes (33% de femmes au Conseil national et 15% au Conseil des Etats), seront donc obligées de débattre d’une multitude de sujets en lien avec la situation des femmes en Suisse. Un premier pas vers une prise de conscience et une évolution des mentalités? Les femmes seront en tout cas plus nombreuses qu’en 2015 à se présenter aux élections fédérales en octobre prochain.

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