1er mai: les bonus au cœur des critiques
Malgré une météo maussade, des milliers de manifestants se sont réunis samedi en Suisse à l'occasion de la Fête du travail. Dans l'œil de mire de nombreux participants: les grandes banques et leurs bonus. A Zurich, les premiers heurts ont éclaté en fin d'après-midi.
A Genève, entre 1500 et 2000 personnes étaient présentes pour notamment dénoncer les gros salaires des dirigeants des grandes entreprises. «A eux les bonus, à nous les malus», pouvait-on lire sur une banderole.
A Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds, ils étaient quelques centaines à défiler. Les participants ont marqué un temps d’arrêt devant une succursale d’UBS en scandant des slogans comme: «Ras le bol des bonus, des salaires pour le travail».
En Suisse alémanique également, les bonus ont cristallisé le mécontentement. Ainsi à Bâle, le co-président du syndicat Unia Andreas Rieger a durement critiqué les grandes banques leur reprochant «d’étrangler la Suisse». Devant 1500 personnes, il a réclamé le retrait du ministre des Finances Hans-Rudolf Merz.
A Zurich, devant 8000 personnes, la présidente du Syndicat des services publics Katharina Prelicz-Huber y a dénoncé la cupidité des managers et exigé un travail décent pour tous.
Comme de coutume, le 1er mai a été marqué par des heurts en ville de Zurich. C’est une fois la partie officielle terminée que les premières échauffourées ont débuté. Quelque 250 individus, cagoulés et regroupés dans le Kreis 4, ont commencé à provoquer les forces de l’ordre, apparemment nerveuses.
Ailleurs en Suisse, aucun dérapage n’était à déplorer en fin d’après-midi mais à Lausanne, l’ambiance était tendue.
swissinfo.ch et les agences
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