«Affaire Kadhafi»: Genève refuse de s’excuser
Les autorités du canton de Genève ont écarté mercredi l'idée de faire des excuses à Tripoli pour l'arrestation l'été dernier d'un fils du leader libyen Mouammar Kadhafi. A Berne, les autorités nationale refusent de commenter.
«Il n’y a pas lieu d’initier quoi que ce soit de nouveau ou de laisser jouer à notre police le rôle de bouc émissaire», a déclaré devant la presse le président du gouvernement genevois David Hiler.
Selon le rapport de l’expert suisse Lucius Caflisch, la police genevoise «aurait pu veiller à appliquer de manière plus nuancée et sensible les usages internationaux».
A la lecture des conclusions de l’expert, «nous avons constaté que les règles de l’Etat de droit ont été respectées, que les conventions internationales n’ont pas été violées, et qu’en dernière analyse, il y avait peut-être un problème de manque de doigté», a souligné David Hiler en soulignant que cette dernière notion est «subjective».
Le canton de Genève n’a «pas compétence pour résoudre une crise entre deux Etats souverains», a ajouté le président du canton de Genève. Dans les médias, le Président de la Confédération tout comme la ministre des affaires étrangères se sont refusés à commenter la position de Genève.
Les relations entre la Suisse et la Libye se sont dégradées après l’arrestation en juillet à Genève d’Hannibal Kadhafi et de son épouse Aline, à la suite d’une plainte pour mauvais traitements déposée par deux anciens domestiques.
Hannibal et sa femme avaient été libérés contre le paiement d’une caution d’un demi-million de francs suisses (312.500 euros) provoquant la fureur de Tripoli.
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