Affaire Nef: la pression politique augmente
La commission compétente de la Chambre du peuple tiendra bel et bien une séance extraordinaire sur la nomination du chef de l'armée Roland Nef. Elle fait volte-face après de nouvelles révélations survenues ce week-end.
La polémique enfle autour de Roland Nef et du ministre de la Défense Samuel Schmid. A tel point que la commission de politique de sécurité de la Chambre basse du Parlement, qui avait dans un premier temps renoncé à tenir une séance extraordinaire à ce sujet, a finalement décidé de se saisir de l’affaire d’ici la fin de la semaine.
«Il en va maintenant de la crédibilité de l’armée», a dit le président de la commission Bruno Zuppiger (UDC/droite nationaliste). Et d’exiger du Conseil fédéral (gouvernement) qu’il tienne une séance destinée à apporter des éclaircissements sur les circonstances de la nomination de Roland Nef.
Ce week-end, la presse suisse a tiré à boulets rouges sur le chef de l’armée. Plusieurs journaux alémaniques ont publié de nouveaux détails concernant la plainte de son ex-compagne. Ils mettent notamment en évidence le fait qu’il avait été nommé avant qu’elle ne renonce à sa plainte. Pour sa part, le chef de l’armée déplore la poursuite de ce qu’il appelle un «lynchage médiatique».
La presse suisse s’en est aussi pris ce week-end au ministre de la Défense, reprochant à Samuel Schmid son manque de flair, sa légèreté et sa faiblesse dans cette affaire.
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