L’armée de l’air attendra
Les pilotes militaires suisses ne sauront qu'après décembre sur quelle machine ils voleront une fois les F-5 Tiger partis à la retraite. Avant de se décider, le Conseil fédéral (gouvernement) attendra le rapport sur la politique de sécurité du nouveau ministre de la Défense Ueli Maurer.
L’achat des nouveaux avions de combat devrait coûter quelque deux milliards de francs. Après les tests de plusieurs modèles, notamment américains, ne sont plus sur les rangs que le groupe français Dassault et son Rafale, l’européen EADS et son Eurofighter ainsi que le suédois Saab et son Gripen.
Initialement, le Conseil fédéral aurait dû se prononcer en juillet. En repoussant ainsi l’heure du choix, il entend se donner une plus grande marge de manœuvre. Il a pris sa décision mercredi sur la base d’un papier de discussion présenté par Ueli Maurer.
Le service de presse du ministère de la Défense n’a pas souhaité faire davantage de commentaires. Plusieurs médias ont évoqué l’hypothèse d’une mesure de rétorsion face aux pressions françaises et allemandes concernant le secret bancaire.
Hypothèse réfutée mercredi par le ministre des Finances et président de la Confédération Hans-Rudolf Merz. «On ne peut échanger le secret bancaire contre un avion de combat», a-t-il souligné devant la presse.
Selon lui, le Conseil fédéral a uniquement reporté sa décision afin d’attendre le nouveau rapport sur la politique de sécurité, qui sert de base à la future orientation de l’armée.
swissinfo et les agences
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