Les relations restent tendues entre Berne et Tripoli
Les négociations entre la Suisse et la Libye dans le cadre de l'affaire Kadhafi sont «dures». Les positions «ne se sont pas beaucoup rapprochées» lors de la récente visite d'une délégation à Tripoli, a indiqué lundi le ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE).
Interrogé dans le cadre du Club de la presse diplomatique, l’ambassadeur Marcel Stutz, de la Division politique II du DFAE, s’est refusé à donner des détails sur les discussions entre Suisses et Libyens. Il s’est borné à déclarer que les négociations se poursuivent et que la Suisse n’a pas besoin de l’aide d’un Etat tiers.
Egalement présent, Roberto Balzaretti, secrétaire général du DFAE, a relevé qu’il s’agissait «d’une question de temps». «C’est un long processus, mais le dossier n’est pas bloqué», a-t-il indiqué.
Hannibal Kadhafi, le fils du numéro un libyen et son épouse avaient été arrêtés le 15 juillet à Genève à la suite d’une plainte de leurs domestiques pour maltraitance. La plainte avait été retirée en septembre contre un dédommagement financier, mais cela n’a pas permis de détendre la situation au plan diplomatique.
Les autorités cantonales genevoises ont indiqué le 7 janvier qu’elles n’avaient pas l’intention de présenter des excuses à propos de l’arrestation du couple Kadhafi. Et ce malgré les réserves de l’expert suisse Lucius Caflisch concernant les conditions de l’interpellation des époux.
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