On s’active pour les otages aux Philippines
Le CICR presse les autorités de l'archipel de renoncer aux opérations militaires dans la zone où sont détenus ses trois otages. Pendant ce temps, des contacts au plus haut niveau ont été noués entre Berne et Manille.
Jeudi, le Comité international de la Croix Rouge indique que ses collaborateurs prisonniers ont pu contacter leurs familles dimanche et le CICR lundi. «Vivant des moments extrêmement difficiles, ils sont fatigués, physiquement et émotionnellement», déclare dans une communiqué le responsable de l’organisation humanitaire pour la région.
«Nous pressons le gouvernement de s’abstenir de toute opération militaire dans la zone», ajoute-t-il. Pour obliger les rebelles à relâcher leurs otages, les forces de sécurité philippines ont indiqué mardi avoir commencé à rationner leur approvisionnement en nourriture et en eau.
Sur le front diplomatique, la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a contacté par téléphone son homologue philippin Alberto Romulo.
Mercredi, elle s’était déjà entretenue avec «les proches de l’otage suisse» Andreas Notter, indique le porte-parole du ministère. Mardi, elle avait rappelé que ce n’est pas la Suisse qui dirige les négociations, mais le CICR, et qu’elle allait l’«expliquer prochainement» à la famille Notter.
De son côté, le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz a lui aussi téléphoné à son homologue, la présidente philippine Gloria Arroyo, confirme sa porte-parole. Le contenu de ces conversations au plus haut niveau n’a toutefois pas été précisé.
Vendredi, le gouvernement philippin a rejeté la demande des rebelles islamistes de retirer les forces de sécurité qui les encerclent. Mais il envisage un repli de quelques kilomètres afin de faciliter les négociations.
swissinfo et les agences
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