Pas d’accord entre Berne et Tripoli au WEF
Le Forum économique mondial (WEF) a permis un progrès dans le différend opposant la Suisse et la Libye. Mais la décision d'un accord dépend du colonel Kadhafi lui-même, a indiqué l'un de ses fils présent à Davos.
Jusqu’à samedi, des rumeurs ont circulé quant à l’éventualité de la conclusion d’un accord à Davos même. Mais ce scénario ne s’est pas confirmé. Du côté du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), on souligne samedi que des discussions sont encore nécessaires afin de trouver «un accord permettant de normaliser les relations bilatérales entre la Suisse et la Libye.»
Jeudi soir, au sortir d’un entretien de 45 minutes avec Saif al-Islam Kadhafi – un de ses fils que le dirigeant libyen choisit souvent quand il veut adresser un message à la communauté internationale -, la ministre helvétique des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey avait fait part d’un «contact positif», tout en taisant le contenu de l’échange.
De son côté, Saif al-Islam Kadhafi indique samedi dans une interview au quotidien Le Matin qu’un dénouement dépend d’une décision de son géniteur. «Mon père et son gouvernement vont «analyser les nouvelles propositions suisses», dit-il.
Il affirme aussi que Berne a reconnu que l’arrestation d’Hannibal Kadhafi et de son épouse à Genève en juillet dernier était «inadéquate et inutile». «Il s’agit là du point de vue de M. Kadhafi», a précisé à swissinfo Jean-Philippe Jutzi, porte-parole du DFAE. «Du côté suisse, il n’y a absolument rien de nouveau».
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