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Proche-Orient en feu Réaction en chaîne après le tir de missiles américains sur la Syrie

Washington a déclenché jeudi soir des frappes contre la Syrie en riposte à l'attaque chimique, imputée à Damas. La suissesse Carla del Ponte estime que la responsabilité d'Assad est "certaine" dans l'attaque chimique perpétrée mardi dans la région d'Idlib.

Membre de la commission d'enquête des Nations unies sur la Syrie, Carla del Ponte juge «incroyable que le Conseil de sécurité ne réussisse pas à prendre la décision de juger Assad. La Syrie a ratifié la Convention contre les armes chimiques. Tout en sachant cela, intentionnellement, ils ont frappé et ils ont frappé des civils. Et d’ajouter dans un entretien au JT de la RTSLien externe: «Ce qui est certain, c’est que c’était un bombardement aérien et que c’était le régime syrien qui bombardait.»

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En réaction, les Etats-Unis ont lancé jeudi soir une série de frappes contre la Syrie. Selon la Maison Blanche, 59 missiles de croisière de type Tomahawk tirés depuis des navires de guerre qui croisent en Méditerranée orientale. Elles ont visé la base aérienne de Shayrat, «associée au programme d'armes chimiques de Damas».

Le secrétaire d'Etat américain a justifié cette action par l'échec de Moscou à faire respecter l'accord sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien en 2013. Rex Tillerson a estimé que la Russie était soit complice, soit incompétente, sur le sujet. Moscou a toutefois été averti à l'avance de la frappe pour éviter que ses militaires sur place ne soient touchés.

Condamnations et soutiens

Vladimir Poutine estime, lui, que les frappes américaines constituent une infraction au droit international et qu'elles pénalisent gravement les relations entre les Etats-Unis et la Russie, rapportent les agences de presse russes. Une condamnation également formulée par l’Iran.

Réaction inverse avec l'Arabie saoudite qui a déclaré soutenir "complètement" l’action militaire de Washington.

La Turquie, elle, a appelé vendredi à la création d'une zone d'exclusion aérienne en Syrie. «Pour éviter la reproduction de ce type de massacres (l'attaque présumée chimique imputée au régime), il est nécessaire d'instaurer sans tarder une zone d'exclusion aérienne et des zones de sécurité en Syrie», a déclaré le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalin, qualifiant les frappes américaines de «réponse positive».

Réaction commune de Paris et Berlin

En Europe, le chef de l'Etat français et la chancelière allemande se sont entretenus au téléphone ce vendredi matin sur la situation en Syrie, selon un communiqué conjoint de l'Elysée et de la chancellerie.

«Assad porte l'entière responsabilité de ce développement. Son recours continu aux armes chimiques et aux crimes de masse ne peut en effet rester impuni», déclarent Angela Merkel et François Hollande, précisant avoir été préalablement informés de l’attaque américaine.

«La France et l’Allemagne poursuivront donc leurs efforts avec leurs partenaires dans le cadre des Nations Unies pour sanctionner de la manière la plus appropriée les actes criminels liés à l’utilisation des armes chimiques interdites par tous les traités», poursuivent les deux dirigeants.

Dans le même temps, Paris et Berlin appellent «la communauté internationale à se rassembler en faveur d’une transition politique en Syrie, conformément à la résolution 2254Lien externe du Conseil de sécurité et au communiqué de GenèveLien externe».

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