Russes et Géorgiens discutent à Genève
Les discussions de Genève pour régler le conflit entre la Géorgie et la Russie ont fait mercredi «un bon pas en avant», juge le représentant de l'Union européenne Pierre Morel. Elles se poursuivront les 17 et 18 décembre, et si Moscou accepte la création d'une commission d'enquête, celle-ci pourrait être présidée par une diplomate suisse.
«C’est la première fois depuis la guerre du mois d’août que toutes les parties au conflit se sont rencontrées directement», a souligné Pierre Morel, co-président de la réunion avec l’ONU et l’OSCE.
Les deux groupes de travail ont donné un mandat aux co-présidents pour élaborer des propositions concrètes sur la sécurité et le sort des réfugiés d’ici la prochaine réunion.
Par ailleurs, Tbilissi attend une clarification de la position de Moscou sur la formation d’une commission d’enquête sur les causes du conflit. La création de cette commission n’a pas été discutée lors de la rencontre, a précisé le vice-ministre géorgien des affaires étrangères Giorgi Bokeria, affirmant que la balle est désormais dans le camp de Moscou.
Tbilissi est d’accord que la commission soit présidée par Heidi Tagliavini. La décision finale dépendra de l’accord des parties géorgienne et russe. La diplomate suisse a travaillé pendant dix ans dans le Caucase. En 2002, elle avait été choisie comme envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU en Géorgie, une tâche qu’elle avait accomplie jusqu’en 2006.
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