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Les rentes du deuxième pilier sont réduites année après année (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

La baisse des rentes du deuxième pilier, la radicalisation de l'extrême droite en Suisse romande et une réunion de quelque 1000 islamistes au Word Trade Center de Zurich occupent la presse dominicale. En voici les titres:

Le Matin Dimanche: Les rentes de la prévoyance vieillesse ne cessent de diminuer, s'inquiète Le Matin Dimanche. Depuis 2010, le capital vieillesse des Suisses a fondu en moyenne de 10%, avec des cas extrêmes allant à plus de 20%. En cause, le taux moyen de conversion, qui est passé de 7% en 2002 à 5,6% en 2017. Credit Suisse annonce même une baisse graduelle à 4,87% d"ici à 2025. "Les caisses de pension adaptent leur plan de retraite à l"allongement de la durée de vie des assurés et anticipent un rendement plus faible des capitaux investis", explique Adrien Koehli, directeur et responsable de la gestion institutionnelle chez Coninco, à Vevey. Certains experts avertissent toutefois que cette prudence risque de se retourner contre le deuxième pilier, la baisse programmée du taux de conversion étant une incitation à prendre une retraite anticipée.

Le Matin Dimanche/SonntagsZeitung: Le président de l'UDC Albert Rösti critique dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung les sections romandes du parti, après les mauvais résultats électoraux de ces derniers mois à Fribourg, en Valais et à Neuchâtel. "En général, lorsque l'on ne songe qu'à sa propre carrière, et pas aux réalités politiques, à la Suisse et au parti, on perd", déclare-t-il en référence à la non-réélection d'Oskar Freysinger au Conseil d'Etat valaisan. Les rencontres du Saviésan "à l'étranger avec des organisations d'extrême droite, que l'UDC n'apprécie guère, n'ont pas non plus été goûtées par la population", relève M. Rösti.

SonntagsBlick: La campagne électorale de la candidate du Front national à la présidentielle française Marine Le Pen, autour de laquelle des fans violents se sont agrégés, a eu un impact en Suisse, affirme le SonntagsBlick. Pour la première fois en dix ans, des groupuscules d'extrême droite ont vu leurs rangs grossir en Suisse romande. Leurs militants expriment leur haine des musulmans et de la gauche plus ouvertement. Les nouveaux extrémistes romands sont en étroite relation avec leurs coreligionnaires français, organisant ensemble des manifestations, des tournois de football et des formations au combat, poursuit le journal. Résistance Helvétique figure en première ligne de cette tendance. Fondé en 2014 en Valais, le groupuscule a aujourd'hui des sections à Fribourg, Genève et dans le canton de Vaud. Ses objectifs sont la suppression du droit d'asile, la réintroduction de la peine de mort et la dissolution de tous les partis politiques.

SonntagsBlick: Une réunion d'islamistes provenant du monde entier est prévue les 6 et 7 mai prochain au World Trade Center de Zurich, indique le SonntagsBlick. Près de 1000 visiteurs sont attendus pour un des plus grands rassemblements de musulmans radicaux en Suisse ces dernières années. L'organisateur, le Conseil central islamique suisse (CCIS), a tout prévu: une garderie pour enfants, des stands de nourriture, un bazar, des projections de films et surtout des discours de propagande par des "stars" de la scène internationale salafiste. Parmi elles figurent le Koweïtien Mohammed al-Awadhi, qui prêche un islam radical, ou encore une ex-chanteuse malaisienne, Fynn Jamal, qui explique sur YouTube pourquoi les jeunes filles musulmanes doivent se couvrir le visage. L'événement inquiète les autorités zurichoises, qui ont pris contact avec le Service de renseignements de la Confédération (SRC) et l'Office fédéral de la police pour savoir si la Suisse va prononcer des interdictions d'entrée.

NZZ am Sonntag: L'immigration en Suisse de citoyens de l'Union européenne (UE) a continué à chuter en 2017, indique la NZZ am Sonntag. Le solde migratoire a crû de 8550 personnes durant le premier trimestre, soit 13% de moins qu'il y a un an. Il correspond à la hausse la plus faible depuis l'introduction de la libre circulation complète des personnes, il y a bientôt dix ans. L'augmentation totale de l'immigration, incluant celle de l'UE et des pays tiers, a reflué de 2,6%. Si la tendance devait se poursuivre sur l'ensemble de l'année, la croissance devrait se situer bien en dessous de 60'000 personnes, soit l'équivalent de la ville de Bienne.

SonntagsBlick: La Suisse ne va fournir aucune aide à la Turquie dans le cadre des poursuites pour outrage au président turc Recep Tayyip Erdogan que cette dernière a engagées à l'encontre de personnes domiciliées en Suisse, rapporte le SonntagsBlick, citant l'Office fédéral de la justice (OFJ). Le gouvernement turc avait demandé l'assistance judiciaire à Berne pour quatre cas. Il réclamait que la justice suisse rassemble des preuves et auditionne des personnes. "Nous sommes arrivés à la conclusion que la Suisse ne peut apporter une assistance judiciaire en l'absence de double incrimination", explique dans le journal une porte-parole de l'office. L'OFJ a déjà rejeté à la mi-mars une première requête turque. Deux autres sont encore pendantes.

SonntagsZeitung: L'institut de médecine sociale et préventive de l'université de Berne et le centre d'étude clinique de la même université vont mener une étude sur la vente régulière de cannabis à des consommateurs de marijuana pendant trois ans pour déterminer les conséquences d'une telle opération dans la ville de Berne, rapporte la SonntagsZeitung. Quelque 600 kilogrammes de cannabis seront nécessaires pour l'expérience, selon des estimations, ce qui correspond à un prix du marché allant jusqu'à douze millions de francs, affirme le journal. La commission d'éthique bernoise a approuvé l'étude des chercheurs bernois après un long chassé-croisé. Le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) soutient le projet à hauteur de 720'000 francs.

Zentralschweiz am Sonntag: Le ministre suisse de l'économie, Johann Schneider-Ammann met en garde dans Schweiz am Sonntag la direction de Credit Suisse, qui réclame de gros bonus en dépit de milliards de francs de perte. Pour lui, les primes élevées sont "une stupidité, qui n'ont rien à voir avec le marché" et "un manque d'égards qui provoquera tôt ou tard un affrontement avec les partenaires sociaux". Dans la même interview, le conseiller fédéral PLR s'inquiète par ailleurs de la montagne croissante de devises que possède la Banque nationale suisse. "Nous devons nous poser la question" de savoir ce qu'il faut faire avec le bénéfice de la banque centrale, note-t-il.

ATS