Il pleuvra de plus en plus au nord

Les îles de l'Océan pacifique pourraient un jour manquer d'eau potable. La zone de convergence intertropicale, plus grande source de précipitations de la planète, se déplace en effet irrésistiblement vers le nord, selon des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et de l'Université Washington de Seattle.

Ce contenu a été publié le 31 juillet 2009 - 13:25

Cette ceinture de basse pression qui entoure la Terre se trouve actuellement à une latitude située entre 3 et 10 degrés au nord de l'équateur, rappelle jeudi l'Institut géologique de l'EPFZ de Zurich dans un communiqué.

«Le résultat surprenant de notre étude est que la zone se trouvait encore à 5 degrés au sud de l'équateur il y a 350 ans», affirme Rienk Smittenberg, géologue du climat.

Depuis cette époque, la bande de précipitations s'est déplacée en direction du nord à raison de 1,4 km par année. Et le réchauffement climatique pourrait renforcer la tendance. «Là où le climat est sec aujourd'hui, il pourrait un jour faire très humide et inversement», avertit Rienk Smittenberg.

De ce fait, l'alimentation en eau potable de certaines îles du Pacifique pourrait se voir menacée dès la moitié du siècle en cours, estiment les spécialistes. A titre de comparaison, les Galapagos, qui connaissent un climat sec de nos jours, étaient bien davantage arrosées de pluies au 18e siècle.

La raison exacte du déplacement continu vers le nord de la zone de convergence intertropicale, qui influence la circulation atmosphérique dans le monde, reste inconnue.

Seule certitude, le mouvement est lié à l'énergie solaire. Lorsque la force de celle-ci augmente ou faiblit, la température de l'Océan Pacifique s'en ressent et la circulation atmosphérique aussi par conséquent.

swissinfo.ch et les agences

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article