La Suisse prend le train de la fusion
Après la Chambre haute, la Chambre basse du Parlement a approuvé mardi (à 140 voix contre 30) la participation de la Suisse au projet international ITER de recherche sur la fusion thermonucléaire.
L’énergie de fusion (celle qui fait briller les étoiles) vise à remplacer l’énergie de fission avec laquelle fonctionnent les réacteurs nucléaires actuels, a rappelé au nom de la commission le député et professeur Jacques Neirynck. Bien que préférable, puisque elle n’a pas besoin d’uranium et ne produit pas de déchets radioactifs, cette technologie en est toutefois toujours au stade expérimental.
ITER vise à dépasser ce stade et à produire à terme de l’énergie, même s’il n’existe aucune garantie d’y parvenir. Le projet, réalisé sur la base d’un accord multilatéral entre l’Europe, la Russie, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde et les Etats-Unis, prévoit la construction d’un réacteur sur le site français de Cadarache.
Les Verts et quelques socialistes se sont toutefois montrés sceptiques. Pour eux, la recherche sur la fusion n’a donné aucun résultat depuis cinquante ans et elle n’en donnera aucun. Il faut donc maintenant tourner la page et allouer les milliards qui sont consacrés à cette technologie aux énergies renouvelables.
«La recherche est une longue patience», a rétorqué Jacques Neirynck en rappelant qu’entre l’idée théorique de la machine à vapeur et sa réalisation il a fallu seize siècles. Et de souligner que face à la pénurie énergétique qui menace, tous les types de ressources seront nécessaires.
La participation financière de la Suisse à ITER sera de quelque 300’000 francs par an, fixée par sa contribution au budget des programmes-cadres de recherche.
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