Lutte anti-sida: nouvel espoir pour les femmes
Des chercheurs de l'Université de Genève ont mis au point une nouvelle molécule microbicide. Son développement pourrait contribuer à la lutte préventive contre le HIV dans les pays en développement.
Présentée mardi dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA (PNAS), cette découverte a été effectuée par une équipe de la Faculté de médecine de l’Université de Genève sous la direction du professeur Oliver Hartley. La fondation Mintaka pour la recherche médicale apporte son aide pour le développement du produit.
Elaborée sur le modèle d’une protéine efficace sur des femelles macaques, la nouvelle molécule devrait coûter moins cher à la production. Reste que l’industrie pharmaceutique, qui propose habituellement de financer ce stade très coûteux, se montre prudente lorsque les acheteurs potentiels ne disposent pas de beaucoup de moyens. La fondation Mintaka espère récolter de l’argent auprès des collectivités publiques ou de fondations privées.
Avec plus de deux millions d’adultes et d’enfants infectés en 2007, dont les 95% vivent dans les pays défavorisés, le HIV constitue l’une des maladies épidémiques les plus alarmantes, rappelle le professeur Robin Offord, directeur de la fondation. Les microbicides, dont les tests sur l’humain ne se sont jusqu’ici pas révélés concluants, constitueraient une alternative au préservatif, souvent difficile à imposer pour les femmes.
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