
Visite-éclair du secrétaire général de l’OTAN en Suisse
Javier Solana s'est entretenu de la situation dans les Balkans et des relations entre la Suisse et l'OTAN. Des relations qui s'intensifient avec le prochain départ pour le Kosovo d'un contingent suisse.
Javier Solana s’est entretenu ce jeudi à Berne avec les ministres suisses de la défense et des affaires étrangères de la situation dans les Balkans et des relations entre la Suisse et l’OTAN. Des relations qui s’intensifient avec le prochain départ pour le Kosovo d’un contingent suisse.
Malgré le fait qu’il est sur le point de quitter l’OTAN, Javier Solana reste, pour Berne, un interlocuteur de tout premier rang, en sa nouvelle qualité de responsable de la politique étrangère et de défense commune de l’Union européenne.
La Suisse, qui entend mettre en évidence sa solidarité avec la communauté internationale, aura à faire à lui à l’avenir également et dans une mesure aussi importante que jusqu’à présent. Elle multiplie en effet aujourd’hui les efforts pour compenser les préjugés d’égoïsme portés contre elle. Préjugés dus, en partie, à son statut de neutralité, à son absence de l’assemblée générale de l’ONU et de l’Union européenne.
Ainsi, en marge de la visite de Javier Solana, le ministre suisse des affaires étrangères Joseph Deiss a affirmé jeudi que la Suisse étudiait la possibilité de s’associer à une opération d’aide humanitaire en faveur du Timor oriental. Et ce même jeudi, les responsables de l’armée suisse, eux, ont exposé le cadre de la participation suisse à la KFOR, la force de maintien de la paix au Kosovo.
A la fin de ce mois, quelque 160 volontaires, pour la plupart militaires non armés, se rendront en effet au Kosovo, pour fournir un appui logistique à un contingent autrichien stationné à Suva Reka, entre Prizren et Pristina. Pour le chef de l’état-major général, le commandant de corps Hans-Ulrich Scherrer, il s’agit là d’un tournant dans la participation suisse à des opérations de maintien de la paix. Un tournant qui marque le début de la nouvelle politique de sécurité de la Suisse.
Pierre-André Tschanz

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