Fin de la garde avec l’arme chargée
L'armée n'assurera désormais plus de service de garde avec une arme chargée. Elle a annoncé lundi renoncer «pour des raisons de sécurité» à cette mesure qui a soulevé la polémique depuis janvier. Sa décision vaut jusqu'à ce que la lumière soit faite sur les récents incidents.
Depuis le début de l’année, huit coups de feu involontaires lors du service de garde ont été enregistrés. Personne n’a été gravement blessé. Mais ces évènements, que l’armée devrait examiner dans le détail d’ici la fin de l’année, n’ont fait qu’enfler la polémique.
«A la suite d’une analyse minutieuse des risques», le chef de l’Etat-major de conduite de l’armée Peter Stutz a donc ordonné, d’entente avec le ministre de la Défense Samuel Schmid et le chef de l’armée, que le service de garde soit assuré dès à présent avec une arme non chargée.
Cette règle ne devrait souffrir quasiment aucune exception. La nouvelle directive autorise certes un commandant à ordonner un service avec un magasin plein introduit dans l’arme et mouvement de charge. Mais cela devra se limiter à des cas de menace concrète, telle qu’une attaque terroriste.
A défaut d’un fusil d’assaut prêt à tirer, les soldats disposeront d’un autre moyen, non létal celui-ci, de réagir de manière proportionnelle lors d’une garde. L’armée va en effet introduire un spray irritant, le RSG 2000, à une large échelle.
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