SR Technics a besoin d'argent

SR Technics s'occupe de l'entretien des avions du groupe Swissair. Keystone

Le temps presse pour la filiale de Swissair, le directeur de SR Technics, dans une interview parue samedi dans le «Tages-Anzeiger».

Ce contenu a été publié le 27 octobre 2001 - 17:01

La société de maintenance SR Technics a été complètement oubliée dans le cadre du plan de financement de la nouvelle Crossair, a déploré M. Beyeler. Elle a besoin de 30 millions de francs jusqu'au 9 novembre et de 240 millions jusqu'à février ou mars afin de s'acquitter de ses obligations. Si elle ne trouve pas cette somme, la société devra demander un sursis concordataire.

Comme SAir Group n'a pas payé ses créances, SR Technics s'est vu privée d'importantes liquidités, a expliqué M. Beyeler. La filiale de Swissair ne touche rien du crédit-relais de 250 millions de francs mis à disposition par l'UBS et le Crédit Suisse. «Aux yeux des banques, nous ne méritons pas de crédit», a-t-il ajouté.

Suite à la débâcle de Swissair, la société doit être restructurée. Près de 800 emplois seront supprimés, a déclaré le directeur de SR Technics. Il ne devra rester plus que 2800 collaborateurs d'ici février ou mars.

Menace d'un nouveau «grounding»

Le mouvement de défense des petits actionnaires de Swissair (SVSA) redoute lui aussi une nouvelle immobilisation des avions au sol. Seul un conseil d'administration compétent et charismatique peut éviter un nouveau chaos. La SVSA étudie divers modèles de management buy-out pour Atraxis, Swissport et SR Technics.

Le SVSA réclame des actions privilégiées pour les employés et les petits actionnaires. Les détenteurs d'obligations doivent aussi être privilégiés en cas d'emprunt sous forme d'obligations convertibles. Une assemblée de délégués de la SVSA se tiendra samedi prochain à l'aéroport de Kloten.

swissinfo avec les agences

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article