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Le conseiller fédéral Alain Berset a réussi à faire adopter un plan d'action mondial contre la démence par les membres de l'OMS (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

La Suisse aura obtenu le plan mondial contre la démence qu'elle souhaite depuis des années. Ce cadre a constitué l'une des avancées à l'Assemblée mondiale de la santé, achevée mercredi à Genève et marquée par l'élection de Tedros Adhanom Gebreyesus à la tête de l'OMS.

Le plan mondial est prévu sur huit ans. Les 194 Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont engagés à lancer des politiques nationales et des actions pour diminuer l'impact de la démence sur les communautés et les pays.

Ce dispositif constitue "un sujet de fierté", avait dit à l'ats le conseiller fédéral Alain Berset dès le début de leur réunion annuelle il y a une dizaine de jours. La Suisse a porté depuis plusieurs années ce plan, qui doit profiter en particulier aux pays à revenus bas et intermédiaires, totalisant environ 60% des cas.

Selon les estimations, la démence affecte au total environ 47 millions de personnes dans le monde. Elle devrait toucher 75 millions de patients en 2030 et deux fois plus en 2050.

Autre résolution suisse adoptée par les membres

Les actions devront être alignées avec celles concernant d'autres pathologies de santé mentale, des maladies non transmissibles ou la question du vieillissement de la population. Parmi les 19 résolutions adoptées, la Suisse a aussi obtenu avec d'autres pays une augmentation de la collaboration sur les dimensions de santé publique des drogues dans le monde.

Les Etats membres ont par ailleurs adopté un cadre sur cinq ans face à la pénurie de main-d'oeuvre dans la santé. Au terme d'une longue négociation, ils ont demandé un plan d'action sur la santé des migrants pour 2019. Ils devront aussi lancer des politiques pour combattre l'obésité des enfants et des adolescents.

Ils veulent encore renforcer la vaccination pour garantir une immunisation de tous contre les principales maladies d'ici 2020. Et ils ont approuvé de nouvelles mesures pour la prévention des maladies non transmissibles, du cancer et de la septicémie.

Contributions fixes en augmentation

Mais la question la plus attendue de cette Assemblée mondiale de la santé aura été résolue dès le deuxième jour de la réunion. Après son élection pour remplacer début juillet pour cinq ans la sortante Margaret Chan, l'Ethiopien Tedros deviendra le premier Africain à diriger l'OMS.

Les Etats avaient adopté le lendemain pour la première fois depuis longtemps une hausse de 3% pour 2018 et 2019 du montant des contributions fixes qui constituent 20% du budget de l'organisation. Après avoir estimé le premier jour que le monde était désormais "mieux préparé" face aux épidémies, Mme Chan a salué mercredi une mesure "importante". "Nous ne sommes pas encore en stabilité financière", a-t-elle toutefois dit.

Cette 70e Assemblée mondiale de la santé aura aussi vu la première venue en Suisse d'un membre du cabinet de l'administration américaine de Donald Trump, le secrétaire à la santé Tom Price. Environ 3500 délégués ont participé à la réunion.

ATS

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