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Carla de Ponte, ancienne procureure générale de l'ONU, confie qu'elle n'oubliera jamais les yeux d'un enfant syrien torturé à mort (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

L'ex-procureure générale Carla Del Ponte reproche à nouveau à la communauté internationale son échec dans le conflit syrien. Les atrocités perpétrées en Syrie par le groupe Etat islamique (EI) sont pires qu'en Yougoslavie ou au Rwanda, dénonce-t-elle.

"Vous vous souvenez du conflit en Ukraine ? Tous les ministres des affaires étrangères avaient fait leur valise et s'étaient rendus à Kiev. Rien à voir avec ce qui s'est produit en Syrie: personne n'est allé à Damas pour discuter avec Bachar al-Assad", constate mercredi la Tessinoise dans un entretien avec le journal alémanique Blick.

Pour la Tessinoise, qui vient de démissionner de la Commission d'enquête indépendante de l'ONU sur la Syrie, une intervention militaire dans ce pays aurait été - et est toujours - nécessaire. Les Américains ont menacé d'intervenir. "Mais lorsqu'on menace, il faut être conséquent", juge-t-elle.

L'EI torture et maintient ses victimes en vie afin de continuer à les torturer, explique Mme Del Ponte. Jusqu'alors, elle n'avait jamais vu d'enfants torturés, confie-t-elle. Les djihadistes ont même filmé leurs atrocités, note-t-elle. "A la fin de l'un de ces enregistrements, ils décapitent un garçon de douze ans. Je n'oublierai jamais les yeux de ce gamin", assène la Tessinoise.

La magistrate ne croit désormais plus que les parties impliquées dans la guerre civile recherchent encore la justice pour les victimes. En 2011, lorsque l'enquête de l'ONU avait débuté, les représentants du gouvernement syrien étaient les méchants. Entre-temps, toutes les parties ont commis des crimes de guerre, selon elle: les terroristes, les djihadistes de l'EI, l'opposition et le gouvernement de Bachar al-Assad.

"Aucune volonté politique"

Carla Del Ponte se montre au minimum satisfaite que preuve a été faite de la possible implication du gouvernement syrien lors de l'attaque chimique de Khan Cheikhoun, début avril. Elle regrette cependant que les criminels de guerre ne soient pas punis pénalement. Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU se taisent, critique-t-elle.

L'ex-procureure générale du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie avait annoncé début août son retrait de la Commission d'enquête sur la Syrie. Elle regrettait de n'avoir aucune possibilité d'influence tant que le Conseil de sécurité n'entreprend rien, et ce, en dépit des nombreuses violations des droits humains et crimes de guerre.

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ATS