Tiscali veut devenir numéro un du Web en Suisse

Le fournisseur d'accès internet (ISP) italien déploie sa stratégie pan-européenne. En Suisse, il entend s'imposer comme leader. Cela n'ira pas de soi.

Ce contenu a été publié le 28 juin 2000 - 12:28

Attendez-vous à un joyeux matraquage publicitaire dans les semaines à venir. A côté des World Online, Liberty Surf et autre AOL, la star du Nuovo Mercato (la bourse high-tech) de Milan, Tiscali, affiche à son tour ses vastes ambitions européennes pour fournir leurs accès quotidiens aux internautes italiens, français, allemands, belges, suisses et probablement britanniques.

Tiscali vient d'annoncer son intention d'effectuer une fusion pour s'implanter en Grande-Bretagne. Fusion? Acquisition? Accès gratuit? Comment Tiscali va-t-elle s'y prendre pour s'imposer sur un marché suisse où elle affiche de très grosses ambitions.

Pour le premier pas, les choses ont été claires. Le groupe italien est entré dans la Confédération par Bâle où il a racheté DataComm, le troisième fournisseur d'accès du pays, en début d'année. Avec cela, il a repris 86.000 clients. Ce qui le met encore loin des 500.000 abonnés du leader actuel, Blue Window.

Pour combler l'écart, Tiscali s'est déjà fixé un but intermédiaire: 200.000 clients d'ici décembre 2000. Mais les moyens d'atteindre cet objectif ambitieux ne sont pas encore clairs. A l'instar des opérateurs de télécommunications mobiles, Tiscali va-t-elle brader les accès allant jusqu'à offrir les lignes téléphoniques gratuites, voir des modems à prix discount? Va-t-elle au contraire s'emparer un à un des petits fournisseurs d'accès qui demeurent encore nombreux sur un marché helvétique encore fragmenté?

Une chose est sûre, la consolidation de la fourniture d'accès internet au niveau européen atteint désormais la Suisse. Pour le meilleur ou pour le pire, les petits ISP n'y survivront pas.

Bruno André

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