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Îles contestées: le bras de fer entre le Japon et la Chine continue

Ce contenu a été publié le 25 octobre 2010 - 08:02
(Keystone-ATS)

Tokyo - Le gouvernement japonais a officiellement protesté ce lundi auprès de Pékin contre la présence de patrouilleurs des pêcheries chinoises à proximité d'un groupe d'îles administrées par le Japon. Ces îles sont également revendiquées par la Chine.
"La nuit dernière, vers 21h00 (14h00 suisses) nos garde-côtes ont aperçu deux navires qui ont ensuite quitté la zone en direction du nord, vers la Chine", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Yoshito Sengoku, devant la presse. "Après cet incident, nous avons émis une protestation par le canal diplomatique", a-t-il ajouté.
Ces îlots inhabités, appelés Senkaku en japonais et Diaoyu en chinois, sont administrés par le Japon, mais la Chine et Taïwan en revendiquent également la souveraineté.
Le porte-parole a réaffirmé que les îles Senkaku faisaient "partie intégrante du territoire japonais, d'un point de vue historique et en vertu du droit international". "Nous allons continuer à prendre les précautions nécessaires et assurer la surveillance à partir de maintenant", a-t-il dit.
L'arraisonnement début septembre dans cette zone d'un chalutier chinois à la suite d'une collision avec un navire des garde-côtes japonais a déclenché une grave crise entre Tokyo et Pékin et exacerbé les sentiments nationalistes dans les deux pays.
L'arrestation du capitaine du chalutier chinois, le 8 septembre, avait suscité la colère de Pékin, qui avait protesté officiellement auprès du Japon et envoyé le 23 septembre deux patrouilleurs des pêcheries chinoises dans la zone des Senkaku/Diaoyu.
Sous la pression et les menaces, Tokyo avait finalement annoncé le lendemain la libération du capitaine et les navires chinois avaient quitté les eaux contestées le 6 octobre. Mais après une accalmie, la tension entre les deux voisins s'est à nouveau enflammée à la mi-octobre.

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