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"Les amis de Khashoggi" devant le consulat saoudien d'Istanbul

Des confrères et proches du journaliste assassiné ont allumé des bougies devant le consulat saoudien lors de cette veillée organisée à l'occasion de la création de l'Association des amis de Jamal Khashoggi.

KEYSTONE/AP/LEFTERIS PITARAKIS

(sda-ats)

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées jeudi devant le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul. Elles réclamaient que justice soit rendue au journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi, tué après être entré dans le bâtiment il y a trois semaines.

Plusieurs des manifestants portaient des images en carton de son visage et des pancartes indiquant "Les amis de Khashoggi". L'un d'entre eux, les mains peintes en rouge, portait un masque représentant le visage du prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane.

"Nous déclarons clairement que nous n'accepterons aucun compromis dans le cas de son assassinat", a déclaré le groupe de manifestant dans un communiqué lu en arabe, en turc et en anglais. "Nous continuerons d'exiger que toutes les autorités du Moyen-Orient relâchent immédiatement tous les prisonniers politiques."

Les personnes à l'extérieur du consulat, dont certaines étaient venues d'autres pays pour la veillée, ont allumé des bougies devant les affiches de Jamal Khashoggi.

Jamal Khashoggi, qui vivait en exil aux Etats-Unis et écrivait pour le Washington Post, a disparu après son entrée au consulat le 2 octobre. Ryad a d'abord nié avoir quoi que ce soit à voir avec sa disparition, avant de modifier ce récit pour indiquer qu'une enquête interne laissait penser que Khashoggi avait été tué par accident lors d'une opération bâclée visant à le renvoyer dans le royaume.

La Turquie et les alliés occidentaux de Ryad ont exprimé leur scepticisme quant aux explications saoudiennes. Lors de la veillée, Yasin Aktay, un conseiller du président Recep Tayyip Erdogan et ami de Khashoggi, a déclaré que "personne ne pourrait balayer cette affaire sous le tapis".

"Je n'ai pas pu sauver Jamal", a-t-il dit, visiblement ému, dénonçant un acte "barbare (...) que l'on croyait impensable au XXIe siècle". Et d'ajouter: "Le scandale actuel doit leur faire regretter le moment où l'idée (du meurtre) leur est venue à l'esprit".

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