Donald Trump a célébré jeudi l'histoire des Américains pour qui "rien n'est impossible". Face aux critiques qui lui reprochaient de s'être invité au coeur de la fête nationale traditionnellement apolitique, il a rendu hommage à l'armée et appelé au rassemblement.

"USA, USA", s'est mis à scander le public lorsque le milliardaire républicain est arrivé, accompagné de son épouse, Melania Trump, aux pieds de marches du Lincoln Memorial à Washington, monument à la gloire du 16e président américain. C'est depuis ces mêmes marches que Martin Luther King délivra en 1963 son discours historique "I have a dream" en faveur de l'égalité pour les Noirs.

"Aujourd'hui, nous nous rassemblons comme un seul pays pour cet hommage très spécial à l'Amérique", a déclaré Donald Trump, avant d'énumérer les découvertes et avancées médicales, spatiales, technologiques et industrielles faites par des Américains. "Notre nation est plus forte aujourd'hui que jamais auparavant", a aussi dit le républicain dans un discours entrecoupé de musiques militaires et du spectaculaire survol d'avions de guerre.

En présence de son vice-président Mike Pence, de membres de son administration, du Congrès et des représentants de toutes les branches de l'armée, Donald Trump a rendu hommage aux militaires, à la police, aux sauveteurs et volontaires du 11-Septembre, mais aussi à de nombreuses personnalités civiles, dont le mouvement des suffragettes et plusieurs grandes figures noires américaines, dont Martin Luther King.

Il a toutefois parsemé son discours de références plus polémiques, dont un hommage à la police de l'immigration ICE, régulièrement stigmatisée pour son traitement des clandestins venus d'Amérique latine.

Gaspillage de l'argent public

De nombreuses voix critiques ont accusé Donald Trump de donner au 4 juillet une dimension politique et militaire. Si les partisans du président ont accueilli favorablement la manifestation, ses détracteurs y ont vu un gaspillage de l'argent des contribuables. Et l'opposition n'a pas particulièrement apprécié que Donald Trump se propulse au centre d'une journée nationale célébrant l'harmonie.

Le 4 juillet marque le Jour de l'indépendance, Independence Day, lorsqu'en 1776 treize colonies britanniques fondèrent les Etats-Unis d'Amérique. Des milliers de personnes se rassemblent chaque année dans une ambiance bon enfant sur les immenses pelouses du National Mall, grande esplanade de Washington, bordée de musées et monuments officiels.

C'est après avoir été impressionné par le défilé du 14 juillet 2017 sur les Champs Elysées à Paris que le milliardaire républicain a voulu ajouter une dimension militaire aux célébrations dans son pays.

Jeudi à Washington, l'imposant Air Force One, le Boeing 747 des présidents américains, a survolé le coeur historique de Washington pour annoncer l'ouverture de la cérémonie qui a duré moins d'une heure. Et la patrouille d'acrobaties aériennes Blue Angels a clôturé ce spectacle d'une ampleur inédite, qui a offert notamment la vision rare de la silhouette fine du chasseur furtif B-2.

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