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Une partie des enseignants fribourgeois ne sont pas contents de leurs conditions de travail et ils le font savoir. Ils sont environ 700, soit un bon tiers de l'effectif cantonal francophone, à avoir signé une lettre de protestation remise début septembre aux autorités.

Les signataires se plaignent d'être surchargés, stressés, mis sous pression par des parents et de devoir assumer de plus en plus de tâches administratives. "Nous avons de moins en moins de temps pour notre mission première qui est l'enseignement", a dit jeudi à l'ats Gaétan Emonet, président de la Société pédagogique fribourgeoise francophone (SPFF), confirmant une information de "L'Hebdo".

La lettre a été remise par M. Emonet à la directrice de l'instruction publique Isabelle Chassot. Les quelque 700 signatures ne lui ont pas été transmises formellement, car il ne s'agit pas d'une pétition. "Mais nous les avons et elles montrent bien le soutien de la base", souligne le président de l'association.

Tout a débuté en février, lors d'une rencontre qui se tient régulièrement entre le syndicat des enseignants et la Direction de l'instruction publique (DICS). Les enseignants ont alors fait part de leurs doléances, notamment de la surcharge de travail engendrée par la mise en place du Plan d'études romand, explique M. Emonet.

Propositions déposées

Malgré certains assouplissements obtenus en mai/juin auprès de la DICS, la lettre, initiée par des enseignants de Matran, a pris forme et a été appuyée par de nombreux maîtres. En la remettant début septembre à Mme Chassot, Gaétan Emonet lui a aussi transmis des propositions des enseignants.

Elles seront discutées lors d'une nouvelle séance qui devrait avoir lieu vers la mi-novembre, indique l'enseignant. Il se déclare optimiste pour la suite des opérations, "car le Département est conscient des problèmes et prêt à discuter".

Des propos corroborés par Michel Perriard, secrétaire général de la DICS: "Les autorités scolaires sont ouvertes à des ajustements. Il y a toujours des choses améliorer, notamment concernant le Plan d'études romand", a-t-il dit à l'ats.

ATS