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Les victimes savent mieux reconnaître les comportements inadéquats et osent davantage demander de l'aide (photo symbolique).

KEYSTONE/LUIS BERG

(sda-ats)

Il n'y a pas que sur les réseaux sociaux et dans les médias que les langues se délient sur les abus sexuels. Plusieurs associations d'aide aux victimes ont enregistré un boom des demandes ces dernières semaines en Suisse.

"Les demandes de nouveaux rendez-vous ont doublé" depuis le dernier trimestre 2017, indique vendredi à l'ats Lydiane Bouchet, psychologue et coordinatrice du Centre de consultation spécialisé dans le traitement des séquelles d'abus sexuels et d'autres traumatisme (CTAS), à Genève. Et pour l'heure, aucune baisse n'est perceptible.

"L'actualité a permis à pas mal de victimes de parler", explique Mme Bouchet. La vague coïncide avec l'affaire Weinstein et l'envol du mouvement "#metoo" sur les réseaux sociaux.

La psychologue précise que le début de l'hiver connaît généralement un pic des demandes, mais celui-ci s'estompe assez vite, ce qui n'est pas le cas maintenant. Le mouvement est si important que le CTAS devra engager une nouvelle personne.

Evolution à long terme

Une hausse a également été ressentie du côté de l'Espace de soutien et prévention abus sexuels (ESPAS), présente dans les cantons de Vaud, Valais et Fribourg. Elle se monte à 4,4% pour 2017, mais aurait été plus élevée si les structures de l'association avaient permis d'aider davantage de personnes, selon Marco Tuberoso, responsable prévention et formation à ESPAS.

A ses yeux toutefois, cette hausse s'inscrit dans une tendance à long terme. La société accepte plus facilement le sujet et les gens concernés osent davantage aller chercher de l'aide, constate-t-il.

Par ailleurs, les victimes sont plus souvent conscientes que ce qu'elles ont vécu n'est pas adéquat, explique M. Tuberoso. Le mouvement #metoo a contribué à cette évolution.

En Suisse alémanique aussi, la tendance est perceptible. L'association zurichoise Castagna, dédiée aux enfants et jeunes filles victimes d'abus sexuels, fait part vendredi d'une hausse de 10% des demandes en 2017, principalement sur deux vagues, l'une au printemps et l'autre à la fin de l'année.

Jürg Jegge avant Weinstein

Le second pic correspond au mouvement #metoo qui, même s'il concerne l'abus de femmes adultes, a pu avoir des répercussions chez les jeunes, estime Regula Schwager, psychologue chez Castagna. Mais c'est l'affaire Jürg Jegge qui a le plus favorisé les demandes d'aides.

En avril dernier - ce qui correspond au premier pic - un ancien élève du célèbre pédagogue zurichois avait publié un livre accusant M. Jegge d'abus sexuels. L'affaire a fait grand bruit et dans son sillage, Castagna a été sollicitée par de nombreux médias. Les gens ont découvert notre association et le seuil de retenue a été réduit, analyse Mme Schwager.

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ATS