Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'ancien domestique marocain d'Hannibal Kadhafi, employé par l'ambassade de Suisse à Washington, fait l'objet d'une plainte près avoir mortellement blessé une Américaine dans un accident de circulation. La procédure concerne aussi la Suisse.

Le mari de la victime demande 10 millions de dollars de dommages et intérêts. La plainte précise que l'automobiliste circulait début octobre dans une voiture immatriculée au nom de l'ambassade de Suisse et remplissait une mission pour la Suisse. Il aurait renversé de manière "brutale" et "négligente" la piétonne de 64 ans, qui traversait dans les clous.

Selon la plainte, que l'ats a pu consulter après une information publiée par le "Blick", l'employé de l'ambassade circulait trop vite, ne contrôlait pas son véhicule et n'était pas suffisamment attentif.

Mari expert sur le terrorisme

Une notification officielle de la plainte à la Suisse n'a pas encore été faite, a précisé le Département fédéral des affaires étrangères.

La victime siégeait au Conseil d'administration de l'Alliance française de Washington. Son mari dirige le département sécurité intérieure de l'Ecole de guerre de Washington. Il est considéré comme un expert en matière de terrorisme international.

Pas d'immunité diplomatique

L'employé local de l'ambassade ne dispose pas de l'immunité diplomatique, affirme la plainte. La Suisse non plus, comme Etat étranger, ne bénéficie d'aucune immunité pour ces faits devant la juridiction compétente, précise le document de sept pages.

Les deux domestiques, qui avaient dénoncé Hannibal Kadhafi en juillet 2008 à Genève pour maltraitance, ont été employés dès 2009 par l'ambassade de Suisse à Washington. Ils avaient été exfiltrés pour des raisons de sécurité.

Après leur plainte, le fils de Mouammar Kadhafi avait été arrêté avec son épouse à Genève. En représailles, le Suisse Max Göldi et le double-national suisse et tunisien Rachid Hamdani avaient été appréhendés par le régime libyen. Le second a été libéré en janvier 2010 et le premier cinq mois plus tard.

ATS