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Parmi ses nombreuses rencontres bilatérales au WEF à Davos (GR), le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann (à gauche) s'est notamment entretenu avec le ministre américain du travail Alexander Acosta.

KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

(sda-ats)

La Suisse et le Canada renforcent leur coopération dans la science, la technologie et l'innovation. Les deux pays ont signé une déclaration commune jeudi au Forum de Davos. Doris Leuthard s'est pour sa part concentrée sur l'énergie, les transports et la numérisation.

La déclaration commune a été signée à l'hôtel de ville de Davos par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann et le ministre canadien de l'innovation, des sciences et du développement économique, Navdeep Bains. Le but est d'approfondir la coopération bilatérale dans ces domaines.

"C'est un acte d'une très grande importance, qui nous donne l'opportunité de renforcer nos capacités innovatrices et de promouvoir nos succès dans la recherche", a dit M. Schneider-Ammann lors d'un point de presse. Cet accord vise aussi à mieux intégrer les femmes dans la recherche et l'innovation, a-t-il insisté.

"C'est pour l'avenir de nos enfants et petits-enfants, une affaire de longue durée", a expliqué le libéral-radical bernois. Ce texte offre des perspectives de créer des emplois et d'impliquer tout le monde, selon lui. Des projets concrets et des collaborations entre les deux pays sont déjà en place, notamment entre les universités.

Le modèle suisse de formation

Johann Schneider-Ammann a consacré sa journée aux discussions bilatérales avec plusieurs ministres, dont le ministre français de l'économie et des finances Bruno Le Maire et le ministre américain du travail Alexander Acosta. Ce dernier était surtout présent pour étudier le modèle suisse de formation professionnelle, a expliqué M. Schneider-Ammann.

S'agissant de la rencontre vendredi des conseillers fédéraux avec Donald Trump, le Bernois a dit se réjouir de rencontrer le président des Etats-Unis. "Il sera intéressant d'entendre ses explications sur l'ouverture des marchés, car je crois qu'il est conscient que l'ouverture est plus favorable que les protections douanières".

L'énergie au menu de Doris Leuthard

A Davos, Doris Leuthard a de son côté consacré ses entretiens sur l'énergie, les transports et la numérisation. Elle a notamment rencontré les ministres de l'énergie du Royaume-Uni, de Russie, de la Suède et de l'Argentine, ainsi que la vice-première ministre du Québec Dominique Anglade. Elle a aussi mené des discussions avec des représentants de l'industrie.

Mme Leuthard a tiré un parallélisme entre la Suisse et la Grande-Bretagne. Après le Brexit, Londres devra en effet redéfinir ses relations avec l'Union européenne en matière d'énergie, alors que la Suisse n'est pas encore intégrée sur le plan européen dans ce domaine.

La démocrate-chrétienne a aussi lancé, avec l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), une initiative en matière de mobilité. "La mobilité de l'avenir est étroitement liée aux véhicules autonomes, aux drones, au 'big data' et à la numérisation", a-t-elle souligné devant les médias. En matière de drones, la Suisse est plutôt avancée, s'est réjouie la ministre.

L'avènement des drones

Elle en veut pour preuve une première mondiale à Lugano (TI) pour transporter du sang et un projet pilote à Genève. Le WEF a aussi lancé une initiative sur les drones avec la Suisse et le Rwanda. Dans ce pays, les drones peuvent être extrêmement utiles pour accéder à des zones reculées ou pour le traitement des cultures agricoles, a expliqué Doris Leuthard.

Ce projet vise à étudier des questions comme le problème de la responsabilité civile. Les drones étant de plus en plus nombreux, les risques d'accidents augmentent. La conseillère fédérale s'est aussi penchée sur la numérisation lors d'un débat auquel participait l'ancien vice-président américain Al Gore. La question cruciale est de déterminer qui fait la régulation pour Internet.

Trump et le climat

Interrogée sur la venue à Davos de Donald Trump, qui a dénoncé l'accord de Paris sur le climat, la ministre de l'environnement a relativisé: "C'est bon qu'il vienne, qu'il s'explique, mais je ne sais pas s'il parlera de l'accord de Paris", a-t-elle souri.

Doris Leuthard a souligné que 196 pays ont adhéré à cet accord et que ce sont surtout les Etats signataires qui ont beaucoup de compétences. "Si les Etats-Unis continuent de miser sur le pétrole et le charbon, ils perdront du terrain. Car l'économie ne se laisse pas freiner. Le développement technologique va se poursuivre".

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ATS