Le tribunal cantonal lucernois a acquitté lundi le commandant de la police lucernoise et le chef de la brigade criminelle dans l'affaire de la forcenée de Malters (LU). Il confirme ainsi le jugement de première instance.

Le commandant et le chef de la brigade criminelle étaient prévenus d'abus de pouvoir et d'homicide par négligence. Une forcenée âgée de 65 ans s'était suicidée le 9 mars 2016 au moment où la police prenait d'assaut la maison dans laquelle elle se trouvait.

Schizophrénie paranoïaque

La forcenée âgée de 65 ans souffrait très probablement de schizophrénie paranoïaque, selon un rapport présenté lundi. Le tribunal cantonal n'avait pas prononcé de jugement après les audiences d'août 2018 et avait demandé un rapport pour déterminer si la femme était responsable des actes au moment des faits.

L'affaire remonte au 8 mars 2016. Ce jour-là, la police lucernoise est intervenue dans un lieu-dit de la commune de Malters pour procéder à une perquisition de domicile. Elle soupçonnait l'existence d'une plantation de chanvre.

La mère du locataire, qui séjournait alors sur place, a refusé de laisser entrer la police. Elle a menacé de faire feu sur les policiers avec un revolver et elle a tiré deux coups en l'air.

Assaut après 19 heures de négociations

Après 19 heures de négociations et d'attente, la police a donné l'assaut le 9 mars. C'est à ce moment que la femme a abattu son chat avant de se donner la mort. Son fils était alors en détention préventive. Il a porté plainte contre la police pour abus de pouvoir et homicide par négligence.

En première instance, la justice lucernoise a acquitté le commandant de la police cantonale et le chef de la police criminelle. Elle a estimé que les deux prévenus n'étaient pas responsables du suicide de la forcenée.

Refus de retourner en clinique

Le juge du tribunal de district de Kriens (LU) a rappelé que la femme souffrait de problèmes psychologiques et qu'elle avait depuis des années une aversion envers la police. Elle refusait de retourner en clinique.

Pour le juge, le plan d'intervention de la police comportait des risques calculés et avait des chances de réussir. Il n'était pas possible de mettre fin à une situation dangereuse sans prendre de risques. La police doit pouvoir disposer d'une marge de manoeuvre. La partie plaignante a fait appel.

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