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Le parquet de Paris a classé sans suite la plainte pour "tentative de viol" de la journaliste française Tristane Banon contre l'ex-patron du FMI Dominique Strauss-Kahn, pour motif de prescription. Il a toutefois estimé qu'il y a bien eu agression sexuelle.

A l'issue de l'enquête, "il ressort que si faute d'éléments de preuve suffisants, les poursuites ne peuvent être engagées du chef de tentative de viol, des faits pouvant être qualifiés d'agression sexuelle sont quant à eux reconnus", a indiqué le parquet.

La prescription est de trois ans pour les faits d'agression sexuelle mais de dix ans pour la tentative de viol, et il est impossible d'ouvrir une information pour des faits commis en 2003, a ajouté le parquet.

"Avances"

Lors de son audition par la police, le 12 septembre, "DSK" avait concédé avoir fait "des avances" à la jeune femme et tenté de l'embrasser, selon plusieurs sources. Une déclaration que le parquet a interprétée comme un aveu d'agression sexuelle.

Cette décision "bien qu'insatisfaisante, constitue une première victoire pour Mme Banon", a souligné son avocat. Il est désormais établi "que son dossier n'est pas 'vide' et que les faits qu'elle a dénoncés ne sont pas 'imaginaires' contrairement aux affirmations" de M. Strauss-Kahn.

Selon le défenseur, l'ancien patron du FMI devra "se satisfaire d'un statut d'agresseur sexuel non jugé bénéficiant de la prescription applicable en la matière, lui permettant d'échapper à une condamnation pénale".

DSK "totalement blanchi"

L'avocate de "DSK" a en revanche estimé que son client était "totalement blanchi". "Quand quelqu'un fait l'objet d'une plainte et que cette plainte est classée sans suite, ça veut dire qu'il n'y a pas lieu à poursuivre la personne. Cela s'appelle être blanchi", a-t-elle déclaré.

Mme Banon accuse DSK de s'être jeté sur elle alors qu'elle était venue l'interviewer en février 2003 dans un appartement parisien. Elle affirme qu'elle n'a pu échapper au viol qu'après un pugilat. M. Strauss-Kahn a parlé d'une "scène imaginaire" et a porté plainte pour "dénonciation calomnieuse".

ATS