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Los Angeles - Les autorités américaines ne vont pas abandonner les poursuites contre Roman Polanski malgré sa libération par la Suisse. Elles sont soutenues par la presse étasunienne. De son côté, la victime du cinéaste, Samantha Geimer, demande de mettre un terme à l'affaire.
Dans une interview à Europe 1, elle s'est réjouie des conclusions de la justice suisse. "Je suis satisfaite (...) et j'espère maintenant que le procureur de Los Angeles va enfin classer l'affaire", a-t-elle déclaré. Samantha Geimer avait été abusée sexuellement par Roman Polanski en 1977, alors qu'elle était âgée de 13 ans.
Malgré sa mise en liberté lundi, Roman Polanski figure toujours sur la liste des personnes recherchées par Interpol. "Il incombe aux Etats-Unis, qui sont à l'origine de cette requête d'en demander le retrait", a expliqué l'organisation de coopération policière internationale basée à Lyon.
Un retrait qui ne semble pas d'actualité. Les autorités américaines ont en effet annoncé qu'elles ne renonçaient pas à traduire le cinéaste en justice.
Les Etats-Unis ont exprimé leur "déception". "Le viol d'une fille de 13 ans par un adulte (...) est un crime", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley.
A l'image des autorités, les médias américains sont très sévères. La chaîne de télévision CNN a placé le cinéaste au premier rang de la "Liste sur laquelle personne ne voudrait figurer", le qualifiant de "pédophile en fuite".
Le "New York Times" estime que l'affaire met en évidence le fossé culturel entre l'Europe et les Etats-Unis. La question est de savoir si Roman Polanski a déjà suffisamment payé pour son crime ou si sa célébrité masquent la gravité de son forfait.
En Suisse, la presse est divisée. Les médias romands accueillent avec soulagement le verdict et saluent la démonstration d'indépendance d'Eveline Widmer-Schlumpf. En Suisse alémanique, plusieurs journaux s'inquiètent du traitement de faveur réservé au cinéaste.
Le Département fédéral de justice et police a annoncé lundi son refus d'extrader Roman Polanski vers les Etats-Unis. Il avait été arrêté à son arrivée en Suisse le 26 septembre dernier à la demande des Etats-Unis.

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ATS