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Sion - Sans surprise, le Grand Conseil valaisan a refusé jeudi de gracier Bernard Rappaz par 113 voix contre 14 et un bulletin nul. Les députés ont aussi rejeté une demande de grâce partielle. Le chanvrier continuera sa grève de la faim, a aussitôt affirmé son avocat.
Bernard Rappaz "ne se faisait guère d'illusion mais il gardait tout de même espoir. C'est un coup dur de plus pour lui", a ajouté le défenseur. Démoralisé, le chanvrier met ses derniers espoirs dans les démarches à venir de son avocat.
Dernières démarchesCe dernier compte demander une nouvelle interruption de peine, d'abord auprès du département valaisan de la justice, dès le recours des HUG déposé au Tribunal fédéral.
Les débats du Grand Conseil ont été nourris mais sereins, a indiqué Jean-François Copt à l'issue de la séance à huis clos. Le président parlement valaisan s'est refusé à tout commentaire sur les positions défendues par les députés, soulignant simplement que "chacun a voté en son âme et conscience".
Conseil d'Etat intransigeantLes cinq conseillers d'Etat ont assisté aux débats sans prendre part au vote. "Nous avons tout tenté. J'attends maintenant qu'il mette un terme à sa grève de la faim", a indiqué Esther Waeber-Kalbermatten. La cheffe du département valaisan de la sécurité assure qu'elle restera inflexible quant à une nouvelle interruption de peine.
L'ambiance était plutôt électrique dans l'attente de la décision. Des partisans de Bernard Rappaz avaient installé devant le bâtiment un squelette et une petite banderole: "Justice assassine / Politique complice".
196 jours de grève de la faimCondamné à cinq ans et huit mois pour violation grave de la loi sur les stupéfiants et autres délits, Bernard Rappaz a entamé sa grève de la faim le jour de son entrée en prison le 20 mars 2010. Il a obtenu une interruption de peine de quinze jours en mai puis des arrêts domiciliaires en juillet.
Depuis son entrée en prison, il totalise 196 jours de grève de la faim. Actuellement, il est hospitalisé aux Hôpitaux universitaires de Genève. Les médecins refusent de le nourrir de force malgré l'arrêt du Tribunal fédéral et l'injonction des autorités politiques et judiciaires valaisannes.

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ATS