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Alain Berset veut réformer l'AVS avant le deuxième pilier

Alain Berset a présenté mercredi à la presse les grandes lignes de la prochaine réforme de la prévoyance vieillesse. KEYSTONE/PETER SCHNEIDER sda-ats
Ce contenu a été publié le 20 décembre 2017 - 16:13
(Keystone-ATS)

L'AVS et le deuxième pilier seront révisés séparément et selon des calendriers distincts. Le Conseil fédéral a fixé mercredi les objectifs de la nouvelle réforme des retraites après l'échec du projet de prévoyance vieillesse 2020 dans les urnes.

La réforme a été rejetée en septembre dernier pour de nombreux motifs, dont aucun n'aurait pu à lui seul mener à l'échec, a déclaré le conseiller fédéral Alain Berset. Tout le monde s'accorde sur les objectifs. Ils restent inchangés, à savoir maintenir le niveau des rentes et assurer le financement du premier et du deuxième pilier à moyen terme.

Mais les deux composantes seront traitées dans deux volets séparés, a expliqué le ministre des affaires sociales. La priorité est donnée à la réforme de l'AVS dont les principales orientations ont été définies.

L'âge de référence de la retraite sera fixé à 65 ans pour les hommes comme pour les femmes comme le prévoyait déjà le projet rejeté par le peuple. Mais des mesures de compensation seront prévues pour pallier le relèvement de l'âge pour les femmes, a précisé Alain Berset.

La flexibilité est au coeur du projet avec la possibilité de prendre sa retraite entre 62 et 70 ans. La population sera toutefois incitée à travailler au-delà de 65 ans.

Calendrier fixé

Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de l'intérieur de lui présenter les grandes lignes du projet de réforme de l'AVS d'ici février 2018. La consultation devrait être lancée en été et le message adopté à la fin de l'année prochaine.

Après le débat aux Chambres, la votation populaire devrait avoir lieu au plus tôt en 2020, a estimé le ministre de l'intérieur. La réforme pourrait alors entrer alors en vigueur en 2021.

La question du financement de l'AVS n'a pas encore été précisée. Elle fera partie de la discussion menée d'ici février, a relevé M. Berset.

Quant à la réforme du deuxième pilier, aucun calendrier n'a encore été fixé. Alain Berset veut s'appuyer sur une base élaborée avec le concours des partenaires sociaux. La présence de ces derniers est indispensable pour arriver à un compromis, selon lui. L'objectif est d'arriver à un projet stable et fort qui s'appuie sur un large soutien.

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