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Le maire de Bogota, Enrique Peñalosa (C), s'est rendu devant le centre commercial.

KEYSTONE/EPA EFE/MAURICIO DUENAS CASTANEDA

(sda-ats)

Trois femmes dont une Française ont été tuées et neuf autres blessées samedi après la détonation d'un engin explosif dans les toilettes d'un centre commercial huppé de Bogota, la capitale de la Colombie. Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de cet attentat.

"Nous avons trois femmes tuées dans cette lâche attaque terroriste que nous regrettons profondément. L'une des victimes était une Française de 23 ans, qui effectuait un service social dans un quartier pauvre de Bogota", a déclaré le maire de Bogota, Enrique Peñalosa, devant le centre commercial.

Les deux autres femmes tuées étaient des Colombiennes de 27 et 31 ans. Quatre blessés sont dans un état critique, a précisé la clinique où les victimes de l'attaque ont été hospitalisées.

Le centre commercial Andino connaissait une forte affluence quand l'explosion s'est produite vers 17h00 (minuit heure suisse) dans les toilettes pour femmes du deuxième étage.

Le président colombien Juan Manuel Santos, qui s'est lui aussi rendu sur les lieux, a également condamné l'attaque, promettant de traduire en justice ceux qui en sont responsables. "Nous ne laisserons pas le terrorisme nous effrayer", a-t-il dit.

Tweet de Macron

"Tristesse et condoléances", a réagi le président français Emmanuel Macron dans un tweet adressé aux proches de la victime française.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête après l'attentat pour "assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste", selon une source judiciaire à Paris. Il s'agit d'une procédure classique quand des ressortissants français figurent parmi les victimes.

Pas de revendication

Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de cet attentat. Il s'agit de la première attaque commise à Bogota depuis le 19 février, quand une bombe avait frappé des policiers, faisant un mort et 25 blessés.

L'attaque avait été revendiquée par l'Armée de libération nationale (ELN), la deuxième force rebelle dans le pays. Mais l'ELN, qui a ouvert des négociations avec le gouvernement, a condamné sur Twitter l'attaque de samedi visant des civils.

"L'ELN condamne l'attaque au centre commercial Andino contre des civils. L'ELN ne mène jamais d'actions visant la population civile", affirme le groupe constitué de quelque 2000 combattants et qui attaque fréquemment les militaires et les infrastructures économiques du pays.

Accord de paix

Un accord de paix signé l'an dernier avec l'autre mouvement historique de rébellion colombienne, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), a fait naître les espoirs de voir cesser ce type d'attaques à la bombe.

Sur Twitter, le chef des Farc, Rodrigo Londono, alias "Timochenko", a également déploré l'attentat et exprimé sa solidarité avec les victimes.

De source policière, on fait part de menaces d'attaque émanant du "Clan del Golfo" (Clan du Golf), un groupe d'anciens paramilitaires d'extrême droite reconvertis dans le trafic de drogues.

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ATS