Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Au moins 48 personnes, dont une majorité de femmes et d'enfants, ont été massacrées à la machette ou brulées vives dans la nuit de mardi à mercredi dans le sud-est du Kenya par des hommes armés. Ces derniers ont attaqué une communauté rivale, a indiqué la police.

Il s'agit de l'attaque à caractère ethnique la plus meurtrière au Kenya depuis les violences post-électorales de fin 2007 et début 2008.

Selon un responsable de la police provinciale, le raid a été mené à quelque 300 km de la capitale Nairobi, par des hommes Pokomo contre des villageois Orma, deux communautés rivales depuis des années.

"C'est un évènement terrible, 34 personnes ont été tuées à coups de machettes et 14 autres ont été brûlées vives", a-t-il précisé. Et des habitations ont été incendiées. Selo un député local, Danson Mungatana, l'attaque était un acte de représailles.

Il y a une dizaine de jours, des Orma auraient tué trois Pokomo. Des membres de leur communauté auraient alors massacré près de 200 têtes de bétail d'Orma, qui auraient à leur tour de nouveau attaqué des villages Pokomo et brûlé plus de 100 maisons, a-t-il raconté.

Agriculteurs contre éleveurs

"Les affrontements autour de questions de pâturage sont fréquentes dans cette région," a commenté le porte-parole de la police nationale, Eric Kiraithe. Les Pokomo sont essentiellement des agriculteurs sédentaires, installés le long de la rivière Tana. Les Orma sont eux majoritairement des éleveurs nomades.

Plus de 100 personnes avaient déjà été tuées en 2001 dans des affrontements liés à l'accès aux terres et à une rivière dans la même région entre ces deux communautés. "Depuis, nous vivions dans une paix relative," a affirmé M. Mungatana.

Les attaques entre communautés qui se disputent des terres de pâturage et des points d'accès à l'eau sont également fréquentes dans le nord et l'est du Kenya.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS